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    Le caricaturiste français Plantu présent en Algérie, Caricature de …
    12/12/16 - 12/12/2016 10:17:17 PM GMT

    insolite – Caricatures, actualité, dessins de presse et humour
    12/12/16 - 12/12/2016 10:17:17 PM GMT

    Grine en guerre contre la presse
    12/12/16 - 12/12/2016 10:16:28 PM GMT

    Nintendo Switch : Seasons of Heaven, l’une des premières exclusivités de la console en images
    09/12/16 -

    Seasons of Heaven sera l'une des exclusivités de la console de salon de Nintendo, voici quelques images in-game.

    Nous attendons tous avec impatience le 13 janvier prochain la conférence de presse de Nintendo concernant sa nouvelle console de salon la Nintendo Switch. En attendant d’avoir toutes les informations de la Switch, voici les premières images in-game de Seasons of Heaven, l’une des premières exclusivités de la console, dénichées par nos confrères de Gameblog.  Un jeu d’aventure exclusif Seasons of Heaven est un jeu d’aventure développé par le studio français AnyArts Production où nous suivrons l’histoire de Yann, un jeune garçon atteint du syndrome d’Asperger, et de son Bouledogue français. Nous pourrons passer d’un personnage à l’autre durant l’aventure, avec des…

    Lire la suite : Nintendo Switch : Seasons of Heaven, l'une des premières exclusivités de la console en images sur Hitek.fr



    مدن مغربية تنتفض ضد السلطات بسبب “طحن” بائع السمك بشاحنة النفايات
    30/10/16 - خرج الآلاف من المغاربة، مساء الأحد 30 أكتوبر/تشرين الأول 2016، في عدد من المدن المغربية بمسيرات حاشدة؛ احتجاجاً على مقتل بائع السمك الذي "طحنته" شاحنة نفايات يوم الجمعة الماضي خلال محاولته منع عناصر أمنية من إتلاف بضاعته بمدينة الحسيمة (شمال المغرب).

    وتمت التعبئة للمسيرات والوقفات الاحتجاجية عبر شبكات التواصل الاجتماعي، حيث دعا عدد من النشطاء الحقوقيين والسياسيين عبر وسم "#طحن_مو" (أي اطحن أمه)إلى الخروج إلى الشارع مساء الأحد للمطالبة باسترجاع حق الضحية ومحاكمة السلطات المسؤولة على هذه الحادثة.



    وعرفت العاصمة الرباط (وسط المغرب) أكبر عدد من المحتجين، حيث اجتمع عدد منهم قدر بالآلاف أمام البرلمان المغربي، قبل أن تتحول الوقفة الاحتجاجية إلى مسيرة جالت أهم شوارع العاصمة.

    من جهتها شهدت الحسيمة، مسقط رأس الضحية ومكان وقوع الحادثة، طيلة يوم الأحد مسيرة شعبية بدأت مع تشييع جنازة الضحية عند صلاة الظهر واستمرت إلى المساء.

    وعرفت الحسيمة يوم الأحد إغلاق جميع المحلات التجارية ووقوفاً شبه عامٍ لحركة السير وإضراباً جماعياً لسيارات الأجرة الصغيرة والكبيرة؛ تضامناً مع مقتل ابن المدينة.



    وعلى غرار العديد من المدن، التي خرجت فيها مسيرات احتجاجية تضامناً مع بائع السمك محسن فكري، انضم سكان الدار البيضاء إلى ساحة ماريشال (وسط المدينة)، رافعين شعارات "الشعب يريد قتلة الشهيد" و"هذا عيب هذا عار.. ولاد الشعب في خطر".

    ورفع المحتجون في مدينة العرائش (شمال المغرب) شعار "مغربي أنا استحالة نرضى بالمهانة".



    ولم يتخلف سكان مدينة شفشاون (شمال المغرب) على وقفات الاحتجاجية التي جابت أهم المدن المغربية.



    وكانت مدينة مراكش (جنوب المغرب) في الموعد، حيث خرج المئات من المحتجين إلى ساحة الكتبية (وسط المدينة)، ورفعوا شعار "يا محسين ارتاح ارتاح سنواصل الكفاح".

    وخرج المئات من سكان مدينة طنجة (شمال المغرب) في وقفة وسط المدينة.



    مدينة الناظور (الشمال الشرقي) كانت أيضاً في الموعد، حيث احتج المئات من سكانها على مقتل بائع السمك.

    ورفع المحتجون في مدينة الجديدة (غرب المغرب) شعارات "عاش الشعب" "فوسفاط و2 بحورة وعايشين عيشة مقهورة".







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    Watch Full Movie Streaming And Download I Don’t Feel at Home in This World Anymore (2017) subtitle english
    09/12/16 - Ancien directeur de Sciences Po Lille, Pierre Mathiot préconise d’accompagner beaucoup plus de jeunes pour briser les « plafonds de verre » qui les empêchent de faire des études.

    les dates du déroulement baccalauréat 2016 juin en france
    04/05/16 - trouver l’article sur eduz.fr les dates du déroulement baccalauréat 2016 en france    

    الموضوع المقترح رقم 11 في اللغة الفرنسية
    19/04/16 -
    بسم الله الرحمن الرحيم
    مدونة التربية و التعليم 
    استاذ التعليم الابتدائي  
    استاذ التعليم المتوسط
    استاذ التعليم الثانوي
    موضوع مقترح 11  في اللغة الفرنسية
    الموضوع المقترح رقم 11 في اللغة الفرنسية

    TEXTE
    Journaux d’hier, journaux d’aujourd’hui
             Les journaux veulent plaire. Ils veulent donc publier les articles que le lecteur désire lire. Or, ce lecteur n’est pas naturellement porté vers l’effort intellectuel. Il préfère absorber un aliment qu’il n’aura aucune peine à assimiler, même si cet aliment ne le nourrit pas, même s’il ne lui apporte aucune des « vitamines intellectuelles » ou des « calories culturelles » qui devraient constituer son repas quotidien.
                 Il n’y a pas tellement d’années, les journalistes avaient pour objectif la défense de certaines idées. Ils voulaient, avant tout, informer et former l’opinion. L’informer loyalement et la former intelligemment. Tandis qu’aujourd’hui, les journaux –beaucoup d’entre eux en tout cas -  ont renoncé  à précéder l’opinion : ils préfèrent la suivre. Puisqu’elle demande des nourritures sans consistance, eh bien, on lui donnera des nourritures sans consistance!
             C’est ainsi qu’est née la presse à sensation.
             Afin de plaire à une clientèle portée à la paresse intellectuelle, on a commencé par faire du fait divers une rubrique « noble ».
             Et l’on s’est aperçu que ce culte du fait divers donnait d’heureux résultats commerciaux. On est ainsi entré dans un cercle vicieux : le lecteur demande du fait divers, on lui en donne, et on lui en donne de plus en plus. On recherche même le fait divers scandaleux : le « sang à la une » est une formule qui a fait ses preuves et qui n’a pas fini de faire du mal. On recherche le fait divers  à scandale, et s’il ne se présente pas, on lui en fournit. On tripote  l’événement, on donne un coup de pouce à la réalité, on falsifie la réalité, on met en évidence dans le titre ou dans le premier paragraphe -celui qui doit accrocher le lecteur– un détail absolument sans importance, peut-être même inexact, mais qui aura joué son rôle : celui de parler à l’imagination.
    Jean GUYAU, « la pensée et les hommes ».



    I- COMPREHENSION DE L’ECRIT : (13 points)
    1- Classez les expressions suivantes en deux colonnes selon qu’elles renvoient « aux journaux d’hier » ou « aux journaux d’aujourd’hui » :
    Informer loyalement / Plaire à une clientèle / Donner des nourritures sans consistance /
    Former intelligemment / Défense de certaines idées / Suivre l’opinion.
    Journaux d’hier Journaux d’aujourd’hui


    2- En vous référant à la question 1, dites si l’auteur préfère les journaux d’hier ou bien ceux d’aujourd’hui.
    3- L’auteur porte un jugement négatif sur les lecteurs d’aujourd’hui.
        Relevez du texte une phrase qui le montre.

    4-  Relevez du texte une expression qui s’oppose à l’expression « la paresse intellectuelle ».
    5- Justifiez l’emploi de l’imparfait et du présent dans le 2e paragraphe.
    6- « le lecteur demande du fait divers, onluien donne ».
        Que désigne chacun des trois pronoms soulignés ?

    7- « On tripote  l’événement, on donne un coup de pouce à la réalité, on falsifie la réalité. ».
    Cette phrase nous annonce que :
         a- les journaux d’hier disaient la vérité dans le but d’informer et de former l’opinion.
         b- les journaux d’aujourd’hui publient des mensonges pour accrocher leurs lecteurs.
         c- les journaux racontent les événements comme ils se sont passés dans la réalité.
    Recopiez la bonne réponse
    8- Quelle est la visée communicative du texte ?
    II- PRODUCTION ECRITE : (7points)
    Traitez l’un des deux sujets au choix.
    1- Vous avez lu le texte de Jean GUYAU sur la relation journaux / lecteurs à travers le temps et vous voulez en informer vos camarades, votre professeur vous a chargé de rédiger le compte rendu objectif de ce texte qui sera mis à la disposition de vos camarades dans le journal scolaire.

    2- A l’ère des grandes chaines d’information (C.N.N, El Jazzera, El Arabiya, etc.) et de l’Internet, pensez-vous que la presse écrite (journaux) a encore une place dans le monde des médias ? Ou bien va-t-elle disparaître ?
    Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous exprimerez votre point de vue que vous étayerez par trois arguments bien illustrés.
    الاجابة :

    I/ Compréhension de l’écrit : (13 points)
    1- Classement des expressions :                                                                                                      

    Journaux d’hier Journaux d’aujourd’hui

    - informer loyalement
    - former intelligemment
    - défense de certaines idées   - plaire a une clientèle
    -donner des nourritures sans consistance
    - suivre l’opinion
    2- L’auteur préfère les journaux d’hier.                                                                                                            
    3- phrase qui  montre que l’auteur porte un jugement négatif sur les lecteurs d’aujourd’hui :
    « Or, ce lecteur n’est pas naturellement  porté vers l’effort intellectuel. »                                                                    
    4-  « la paresse intellectuelle »≠ l’effort intellectuel.                                                                        
    5- Justification de l’emploi de l’imparfait :
    l’auteur a parlé du rôle des journalistes dans le passé.
    « Il n’y a pas tellement d’années ».                                                                                                                                                
      - Justification de l’emploi du présent :
    l’auteur a parlé des journaux d’aujourd’hui « Tandis qu’aujourd’hui » :
    le présent de l’énonciation.                                                                                                                  
    6- « le lecteur demande du fait divers, on lui en donne »                                                                                                    
      - on : les journalistes ou les journaux
      - lui : le lecteur
      - en : le fait divers
    7- « On tripote  l’événement, on donne un coup de pouce à la réalité, on falsifie la réalité. »                                
    Cette phrase nous annonce que :
         a- les journaux d’aujourd’hui publient des mensonges pour accrocher leurs lecteurs.                                
     8- La visée communicative du texte :L’auteur du texte montre que les journaux d’hier étaient  meilleurs que ceux d’aujourd’hui puisqu’ils défendaient des idées et essayaient d’informer loyalement le lecteur, alors qu’aujourd’hui, les journaux essayent de plaire et de vendre leur produit.
    II/ Production écrite : (07 points)
    1- Pertinence de la production    (2pts)
    2-  Organisation de la production     (2pts)
    3-  Utilisation de la langue de la manière appropriée  ( 2pts)
    4- Reformulation   (1pt)



    الموضوع المقترح التاسع في اللغة الفرنسية
    17/04/16 -
    بسم الله الرحمن الرحيم
    مدونة التربية و التعليم 
    استاذ التعليم الابتدائي  
    استاذ التعليم المتوسط
    استاذ التعليم الثانوي
    موضوع مقترح   9  في اللغة الفرنسية
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     الموضوع المقترح  التاسع في اللغة الفرنسية
     الموضوع المقترح  التاسع في اللغة الفرنسية
     
    TEXTE :
    Le duel
    Le héros, Georges Duroy, est journaliste dans un grand quotidien parisien à la fin du dix-neuvième siècle. Provoqué par le rédacteur d’un autre journal, il décide de se battre en duel, au pistolet pour défendre son honneur. Le duel aura lieu le lendemain à l’aube.
    Dés qu’il fut au lit, il souffla sa lumière et ferma les yeux.
    Il avait très chaud dans ses draps, bien qu’il fit très froid dans sa chambre mais il ne pouvait parvenir à s’assoupir. Il se tournait et se retournait, demeurait cinq minutes sur le dos, puis se plaçait sur le côté gauche, puis se roulait sur le côté droit.
    Il avait encore soif. Il se releva pour boire, puis une inquiétude le saisit : « est-ce que j’aurais peur ? » Pourquoi son cœur se mettait-il à battre follement à chaque bruit connu de sa chambre ? Quand son réveil allait sonner, le petit grincement du ressort lui faisait faire un sursaut, et il lui fallait ouvrir la bouche pour respirer pendant quelques secondes, tant il demeurait oppressé.
    Il se mit à raisonner en philosophe sur la possibilité de cette chose : « aurais-je peur ? ». Non certes il n’avait pas peur puisqu’il était résolu à aller jusqu’au bout, puisqu’il avait cette volonté bien arrêtée de se battre, de ne pas trembler. Mais il se sentait si profondément ému qu’il se demanda : « peut-on avoir peur malgré soi ? ». Et ce doute l’envahit, cette inquiétude, cette épouvante ! Si une force plus puissante que sa volonté dominatrice, irrésistible, le domptait, qu’arriverait-il ? Oui, que pouvait-il arriver ? Certes, il irait sur le terrain puisqu’il voulait y aller. Mais s’il tremblait ? Mais s’il perdait connaissance ? Et il songea à sa situation, à sa réputation, à son avenir. Et un singulier besoin le prit tout à coup de se relever pour se regarder dans la glace. Il ralluma sa bougie. Quand il aperçut son visage reflété dans le verre poli, il se reconnut à peine, et il lui sembla qu’il ne s’était jamais vu. Ses yeux lui parurent énormes ; et il était pâle, très pâle.
    Tout d’un coup, cette pensée entra en lui à la façon d’une balle : « Demain, à cette heure-ci je serai peut- être mort ».Et son cœur se remit à battre furieusement. Il se retourna vers sa couche et il se vit distinctement étendu sur le dos, dans ses mêmes draps qu’il venait de quitter. Il avait ce visage creux qu’ont les morts et cette blancheur des mains qui ne remueront plus.
    Alors il eut peur de son lit, et afin de ne plus le voir, il ouvrit pour regarder dehors.
    Maupassant, Bel Ami 1885 1ère partie, chapitre 7

    QUESTIONS.
    I/ COMPREHENSION : 13points
    1/ Relevez trois éléments du texte qui montrent que l’histoire racontée ne se passe pas à l’époque moderne.
    2/ « Dés qu’il fut au lit, il souffla sa lumière et ferma les yeux. »
    -Qui est désigné par « il » dans cette phrase ?
    -Quels renseignements le texte nous donne-t-il sur ce personnage ?
    3/ Relevez quatre mots ou expressions qui expriment « le sentiment de peur ». 4/ Qui a peur ? Pourquoi ?
    5/ Le personnage se sent vaincu avant même de se battre : quelles expressions du texte le montrent ?
    6/ Classez ( de 1à 4) les énoncés ci-dessous selon l’ordre chronologique de l’histoire racontée.
    -Le personnage est tellement perturbé qu’il a des visions.
    -Le personnage ressent un sentiment de peur.
    -Le personnage cherche à maîtriser sa peur mais il n’y arrive pas.
    -Sa peur est grandissante, son corps et son esprit sont dans un grand état d’agitation. 7/ La fin de l’histoire appartient au récit fantastique : quels éléments le montrent ?
    Justifiez votre réponse.
    II/PRODUCTION ECRITE : 7points
    Aimez-vous les livres ou les films fantastiques ? Sinon quel genre de livres ou de films préférez-vous lire ou regarder.
    Rédigez en une quinzaine de lignes un texte où vous défendez votre choix à l’aide d’arguments et d’exemples personnels.
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    الموضوع المقترح السابع في اللغة الفرنسية
    15/04/16 -
    بسم الله الرحمن الرحيم
    مدونة التربية و التعليم 
    استاذ التعليم الابتدائي  
    استاذ التعليم المتوسط
    استاذ التعليم الثانوي
    موضوع مقترح  7  في اللغة الفرنسية
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     الموضوع المقترح  السابع في اللغة الفرنسية
     الموضوع المقترح  السابع في اللغة الفرنسية
    TEXTE :
    Héros et hurlements
    Alex, un adolescent sans histoires entre, un jour, dans une librairie sinistre. Un livre à la couverture d’argent l’attire comme un aimant. Le libraire lui offre le livre.
    Le soir venu, sitôt son dîner avalé, Alex s’enferme dans sa chambre. Il met un peu d’ordre dans ses affaires puis prépare son sac pour le lendemain, tout cela sans cesser une seconde de penser au cadeau du libraire.
    Depuis qu’il est entré en possession de ce recueil de nouvelles, son désir de s’y plonger n’a fait que croître, au point de faire oublier une autre obsession prénommée Camille. Durant l’heure qu’il a passée avec elle, elle a parlé de tout sauf de la librairie. Son sourire était étincelant, son charme ensorcelant. A croire qu’elle faisait tout pour le séduire. Alex hausse les épaules à cette idée invraisemblable. Il soupire, se regarde dans le miroir de son armoire et se dit : « après tout pourquoi pas ? ». Aussitôt, une boule d’angoisse lui noue l’estomac, il n’est pas très à l’aise avec les filles. C’est un garçon courageux, sportif, casse cou à l’occasion, mais un piètre séducteur.
    Il s’empare du recueil posé sur son bureau, saute sur son lit et s’installe confortablement. Il pousse un soupir d’aise. « Héros et hurlements » , lit-il sur la couverture noire. Un titre qui sonne comme celuid’unfilm d’horreur.Lapremière nouvelle s’intitule :« Lesyeuxdu pendu ».
    Probablement une nullité. « Juste trois lignes et je le balance » pense-t-il.
    « Dans trois lignes, mon garçon, tu seras vert de peur, lit-il avec stupéfaction, car l’histoire que je m’apprête à te raconter, a de quoi te congeler le sang. Mais avant, il faudrait créer l’ambiance, il y a trop de lumière ici. »
    Brusquement, sa lampe de chevet s’éteint, plongeant la chambre dans la pénombre. Il frissonne jusqu’à la racine des cheveux. Pétrifié, il regarde le crépuscule par la fenêtre.
    -Alex, je ne trouve pas la lampe électrique, Alex !....
    -Les plombs ont dû sauter, dit-il
    -Je crois plutôt que ça vient de l’EDF. Il n’y a pas de lumière dans les rues. Je vais allumer des bougies, tu en veux une ?
    -Non merci, j’ai ce qu’il faut.
    C’est à la flamme vacillante d’une bougie qu’il replonge dans les « Yeux du pendu. »
    Arthur Ténor, Le livre dont vous êtes la victime,
    Livres de jeunesse, 2004
    QUESTIONS

    I/ COMPREHENSION : 13 points
    1 / Relevez quatre mots et expressions appartenant au domaine du « livre ».
    2 /Quels mots et expressions du texte traduisent le sentiment de peur ? Vous en relèverez quatre.
    3 / Le titre du livre donné à Alex est :
    -Les yeux du pendu
    -Le livre dont vous êtes la victime
    -Héros et hurlements
    Recopiez la bonne réponse.
    Vous justifierez cette réponse à l’aide du texte
    4 / Quels événements montrent que ce texte raconte une histoire fantastique ?
    5 / Quels passages du texte correspondent au sens de chacune des phrases ci-dessous ?
    -a / Alex est un garçon timide
    -b /Alex est pressé de lire son livre.
    -c / Alex imagine que ce livre ne raconte pas d’histoires intéressantes. 6 / Donnez un autre titre au texte.
    II/ PRODUCTION ECRITE : 7 POINTS
    Quel est votre moyen de distraction préféré : la lecture, le sport, la télévision, le cinéma ou Internet?
    Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous défendrez votre loisir préféré à l’aide d’arguments et d’exemples de votre choix..

     تحميل موضوع الفرنسية السادس على شكل PDF  : لا حقا ان شاء الله بسبب مشكل في الانثرنث
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    الاجابة :
    Réponses
    Barème

    I/ COMPREHENSION

    13


    points





    1/ Quatre mots et expressions appartenant au domaine du livre:
    0,5x4
    2

    libraire/librairie/ livre/ recueil de nouvelles/titre/lignes



    2/ Mots et expressions du texte traduisant le sentiment de peur :
    0,5x4
    2

    Sinistre/ Une boule d’angoisse lui noue l’estomac/vert de peur/



    congeler le sang/ frissonne jusqu’à la racine des cheveux/ pétrifié/



    sursauter/ l’émotion étrangle sa voix.



    3/ Le titre du livre donné à Alex est :
    1+1


    -Héros et hurlements
    2

    Justification à l’aide du texte : « Héros et hurlements » , lit-il sur la



    couverture noire. Un titre qui sonne comme celui d’un film d’horreur.



    4/ Faits qui montrent que ce texte raconte une histoire fantastique :



    -Un livre à la couverture d’argent l’attire comme un aimant. Le libraire
    1+1
    2

    lui offre le livre.



    - « Dans trois lignes, mon garçon, tu seras vert de peur, lit-il avec



    stupéfaction, car l’histoire que je m’apprête à te raconter, a de



    quoi te congeler le sang. Mais avant, il faudrait créer l’ambiance, il y



    a trop de lumière ici. »



    - Brusquement, sa lampe de chevet s’éteint, plongeant la chambre dans



    la pénombre



    5/ Passages du texte correspondant au sens de chacune des phrases



    ci-dessous :



    - a/ Alex est un garçon timide /Aussitôt, une boule d’angoisse lui noue



    l’estomac, il n’est pas très à l’aise avec les filles.



    OU un piètre séducteur.



    - b/ Alex est pressé de lire son livre/ Depuis qu’il est entré en



    possession de ce recueil de nouvelles, son désir de s’y plonger n’a



    fait que croître .
    1+1+1
    3

    OU Il s’empare du recueil posé sur son bureau, saute sur son lit et




    s’installe confortablement



    - c / Alex imagine que ce livre ne raconte pas d’histoires intéressantes :



    La première nouvelle s’intitule : « Lesyeuxdu pendu ».Probablement



    une nullité. « Juste trois lignes et je le balance » pense-t-il.



    6/ Donnez un autre titre au texte :
    2
    2

    Le cadeau du libraire/ une histoire incroyable/ un livre effrayant/….




    II/ PRODUCTION ECRITE :

    7points

    1/ Présentation du texte.
    1
    1

    2/ Planification
    1,5
    4,5

    -
    choix énonciatif en relation avec la consigne/.

    1,5


    -
    choix des arguments.


    1,5


    -
    structure et cohérence.
    1,5

    1,5

    3/ Utilisation de la langue de façon appropriée.







    الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية
    11/04/16 -
    بسم الله الرحمن الرحيم
    مدونة التربية و التعليم 
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    استاذ التعليم المتوسط
    استاذ التعليم الثانوي
    موضوع مقترح في اللغة الفرنسية
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     الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية
     الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية

    Texte :
    Condamné au bagne pour avoir volé un pain, Jean Valjean a purgé sa peine et vient d’être libéré. Il s’arrête dans une auberge.
    Pendant que le nouveau venu se chauffait, le dos tourné, le digne aubergiste Jacquin Labarre tira un crayon de sa poche, puis il déchira le coin d’un vieux journal qui traînait sur une petite table près de la fenêtre. Sur la marge blanche il écrivit une ligne ou deux, plia sans cacheter et remit ce chiffon de papier à un enfant qui paraissait lui servir tout à la fois de marmiton et de laquais. L’aubergiste dit un mot à l’oreille du marmiton, et l’enfant partit en courant dans la direction de la mairie.
    Le voyageur n’avait rien vu de tout cela.
    Il demanda encore une fois :- Dîne-t-on bientôt ?
    -Tout à l’heure, dit l’hôte.
    L’enfant revint. Il rapportait le papier. L’hôte le déplia avec empressement, comme quelqu’un qui attend une réponse. Il parut lire attentivement, puis hocha la tête, et resta un moment pensif. Enfin il fit un pas vers le voyageur qui semblait plongé dans des réflexions peu sereines.
    -Monsieur, dit-il, je ne puis vous recevoir. L’homme se dressa à demi sur son séant.
    -Comment ! Avez-vous peur que je ne paye pas ? Voulez-vous que je paye d’avance ? J’ai de l’argent, vous dis-je.
    -Ce n’est pas cela.
    -Quoi donc ?
    -Vous avez de l’argent…
    -Oui, dit l’homme.
    -Et moi, dit l’hôte, je n’ai pas de chambre.
    L’homme reprit tranquillement :- Mettez-moi à l’écurie.
    -Je ne puis.
    -Pourquoi ?
    -Les chevaux prennent toute la place.
    -Eh bien, repartit l’homme, un coin dans le grenier. Un botte de paille. Nous verrons cela après le dîner.
    -Je ne puis vous donner à dîner.
    Cette déclaration, faite d’un ton mesuré, mais ferme, parut grave à l’étranger. Il se leva.
    -Ah bah ! Mais, je meurs de faim, moi. J’ai marché dès le soleil levé. J’ai fait douze lieux. Je paye. Je veux manger.
    -Je n’ai rien, dit l’hôte.
    L’homme éclata de rire et se tourna vers la cheminée et les fourneaux.
    -Rien ! Et tout cela ?
    -Tout cela m’est retenu.
    -Par qui ?
    1/2
    -Par ces messieurs les rouliers.
    -Combien sont-ils ?
    -Douze.
    -Il y a là à manger pour vingt.
    -Ils ont tout retenu et tout payé d’avance. L’homme se rassit et dit sans hausser la voix :
    -Je suis à l’auberge, j’ai faim, et je reste.
    L’hôte se pencha à son oreille, et lui dit d’un accent qui le fit tressaillir :
    -Allez-vous en !
    Le voyageur était courbé en cet instant et poussait quelques braises dans le feu avec le bout ferré de son bâton, il se retourna vivement et, comme il ouvrait la bouche pour répliquer, l’hôte le regarda fixement et ajouta à voix basse :- Tenez, assez de paroles comme cela. Voulez-vous que je vous dise votre nom ? Vous vous appelez Jean Valjean. Maintenant voulez-vous que je vous dise qui vous êtes ? En vous voyant entrer, je me suis douté de quelque chose, j’ai envoyé à la mairie, et voici ce qu’on m’a répondu. Savez-vous lire ?
    Victor Hugo, Les Misérables, (1862), le livre de poche.
    Questions :
    I- Compréhension de l’écrit :(13 pts)
    1- Quelles sont les raisons que donne le voyageur pour justifier sa présence à l’hôtel ? 2- a- Quel nom reprend le terme d’ « aubergiste » dans le texte ?
    b- Quelle qualité peut-on attendre alors du personnage ainsi désigné ?
    3- Relisez le texte depuis : « Cette déclaration faite d’un ton mesuré… » jusqu’à la fin du texte et relevez les trois expressions qui caractérisent la manière dont l’aubergiste parle au voyageur.
    4- Relisez le passage de « L’homme éclata de rire……………………..tout payé d’avance » . a- Jean Valjean se laisse-t-il faire par l’aubergiste ?
    b- Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le type de phrase qu’il emploie le plus souvent.
    5- En quoi les propos de l’aubergiste trahissent-ils sa mauvaise foi ?
    6- a- « Je suis à l’auberge, j’ai faim, et je reste ». Quelle est la relation logique exprimée par la conjonction de coordination « et » ?
    b- Réécrivez ce passage en exprimant cette même relation à l’aide de l’articulateur qui convient choisi dans la liste qui suit : parce que, donc, mais.
    II- Production écrite (7 pts) Sujet :
    Imaginez une suite à ce texte sous forme de dialogue entre l’aubergiste et sa femme. L’aubergiste raconte à sa femme qui lui montre qu’il a eu tort de se conduire comme il l’a fait.
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    Cybercriminalité : diplômés algériens arnaqués
    27/10/15 - Un mail «transmis» par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et signé de son «directeur général Afrique» offre des perspectives professionnelles de rêve à de jeunes diplômés du monde entier. Et il n’en fallait pas plus pour embarquer de jeunes diplômés, dont des médecins algériens, dans une spirale infernale.  Des médecins ont pris contact avec nous pour nous dévoiler cette escroquerie, nous expliquant qu’ils étaient informés directement par courrier électronique par un certain Anthony Lake, directeur général Afrique de l’Unicef. «Dans le cadre de son programme de travail pour 2015, le corps commun d’inspection de l’Unicef a effectué un examen de recrutement du personnel dans les organismes du système des Nations unies (…) lance un programme d’avis de recrutement de personnels de toutes catégories confondues de par le monde entier sans distinction de race, de nationalité, ni de sexe… Pour y postuler, il faut être âgé entre 25 et 65 ans, être titulaire de baccalauréat ou autre diplôme professionnel et être disponible à voyager immédiatement…». De quoi faire ses valises avant même d’envoyer son dossier. En fait, des conditions que des milliers d’Algériens remplissent. Des Algériens qui deviennent des proies faciles, des candidats crédules pressés d’embrasser une carrière professionnelle importante.  Acceptés» en un temps record, ils ont été informés rapidement qu’ils devaient verser des frais d’inscription : 100 euros. Qu’à cela ne tienne ! Sauf que le «recruteur» revient à chaque fois à la charge avec toujours un prétexte pour soutirer le plus d’argent en devises fortes aux candidats jusqu’au harcèlement. Il s’agit tout simplement d’une arnaque. Des Algériens embourbés jusqu’au cou, dont certains ont déposé plainte, tiennent à mettre en garde contre cette arnaque. Le fameux directeur général de l’Unicef Afrique est un arnaqueur basé en Afrique subsaharienne !

    L’enquête intégrale – Jean-Jacques Goldman, un héros si discret
    17/08/15 -

    L'enquête intégrale - Jean-Jacques Goldman, un héros si discretHuit heures sonnent. Comme chaque matin, Jean-Jacques Goldman accompagne ses filles à l’école. A Marseille, dans un lotissement du VIIIe arrondissement, sa maison – une villa moderne entourée de pins – se trouve à quelques mètres de l’établissement public où sont inscrites Maya (9 ans), Kimi (8 ans) et Rose (6 ans). En polo, short et baskets, leur papa entretient une silhouette athlétique et un style passe-partout. Depuis 2004, il pratique à plein-temps un job qui lui sied, celui de père au foyer. En fin d’année, il anime l’atelier « chamboule-tout » de la fête de l’école et, presque tous les après-midi, il joue avec ses ­petites dans un square. Ce 1er octobre 2013, entre deux activités extrascolaires, il envoie par e-mail des mots simples et aimables : « Le temps me manque terriblement, j’ai tant à faire. Pardon de ne pas en avoir pour bavarder. »Sollicité pour une interview, il prend quand même la peine de ­répondre quelques lignes. Depuis toujours la star préfère ses engagements aux déclarations médiatisées, la bicyclette aux cabriolets et les Enfoirés aux mondanités. Sa conscience obéit à une seule consigne : la discrétion. Dans un milieu d’artistes-cigales, lui est la fourmi de la chanson française. Ce compositeur hors pair est aujourd’hui un ­parent d’élèves comme les autres. A ses côtés, partageant les tâches, il y a Nathalie Thu Huong-Lagier, Eurasienne de 34 ans, son épouse. Elle est docteure en mathématiques et professeure dans un collège de ­Marseille. En 2007, la jeune femme soutient publiquement son doctorat, au titre peu musical : « Terme constant de fonctions sur un espace symétrique réductif p-adique ».Jean-Jacques est présent. En préambule de son texte, on peut lire : « Je dédie cette thèse à mes parents qui m’ont transmis suffisamment d’assurance et de liberté pour aimer le sport autant que les heures à mon bureau, U2 autant que Pierre Bachelet, J.-M.G. Le Clézio autant que ­Pythagore… » Elle aurait pu ajouter le nom de Goldman. En 1995, c’est sa passion pour la musique qui pousse Nathalie, après un concert, à frapper à la loge de celui qui deviendra son mari. Ils ­entretiennent longtemps une relation épistolaire avant de s’unir légalement en 2001. Loin du show-business, le couple choisit de vivre en ­ascète. Son existence réglée s’organise autour des enfants et du sport. A 62 ans, Jean-Jacques a laissé tomber le tennis et la moto, qu’il pratiquait à un haut niveau. Il court trente minutes tous les jours et s’inscrit chaque année aux 20 kilomètres de la course à pied reliant le stade ­Vélodrome au port de Cassis. Fan de foot, il avait pour habitude de programmer ses concerts en fonction des championnats pour ne pas rater les matchs. Il a désormais le temps de se rendre au stade. Le soir, il emmène Nathalie dans de bons restaurants. Au concert, il paie sa place et, debout, se mêle au public dans la fosse. « Quand je joue à Marseille, ­raconte son camarade Laurent Voulzy, parfois je ne sais même pas qu’il est présent dans la salle. » L’été, quand il fait du camping, personne n’ose l’aborder. Il impose naturellement le respectCes activités ordinaires, ces sorties banales, l’artiste n’y avait plus accès à l’époque où il chantait. La goldmania hystérisait les foules. « Il y a des endroits où il ne pouvait plus aller. Maintenant il peut de nouveau », explique son ami de trente ans, le musicien Michael Jones. Voilà sans doute la récompense de sa simplicité. En journée, Jean-Jacques reste chez lui. Il écrit pour les autres, les chanteurs Grégoire, Garou, Zaz, Patrick Fiori, Lorie. Parfois, il remonte sur scène, mais dans un cadre strictement caritatif. Pour donner un coup de pouce à des vignerons de sa région ou, le 19 novembre, pour animer un gala du Comité d’action sociale israélite de Marseille. Un événement particulier l’a obligé, le 7 septembre dernier, à bousculer son emploi du temps d’ermite.Le mariage de sa deuxième fille. Nina, 28 ans, est née d’un ­premier mariage avec Catherine, une psychologue dont il a deux autres enfants, Caroline et Michael. A Antibes, des passants ont aperçu le père de la mariée, chemise grise et costume sombre, souriant sur le parvis de la mairie sous une pluie de pétales blancs. De sa famille, Jean-Jacques Goldman ­attend la même pondération, peu importe l’occasion. « On nous avait ­demandé le secret absolu », affirme l’attaché de presse du maire à propos de la cérémonie. Une employée d’un café voisin a raconté : « Naturellement, des passants qui faisaient leur marché ont reconnu Goldman. Certains ont pris des photos, mais personne n’a osé lui ­réclamer un autographe. » La discrétion du chanteur ne l’a pas fait oublier du public. Au contraire. Retenue et décence, ses mots d’ordre, sont la raison pour laquelle les Français l’aiment. Le 4 août, un sondage du « Journal du dimanche » désigne Jean-Jacques Goldman ­numéro un des personnalités les plus populaires. « Ma gratitude est infinie », a répondu par écrit l’intéressé. Quelques jours après cette consécration, Jean-Jacques, imperturbable, est parti en ­vacances. En camping d’abord, puis dans un hôtel à la montagne. Un des clients raconte : « Il déjeunait avec tout le monde, sans lunettes de soleil ni casquette. Il ne se cachait pas. Il faisait du sport et passait beaucoup de temps avec ses filles. Tout le monde l’a reconnu, mais presque personne ne l’a abordé. Il émane de lui du respect »...Jean-Jacques Goldman, chanteur à la vie ordinaire, a une carrière extraordinaire. Mais il a aussi failli se brûler au succès, cloué au pilori par une critique ameutée et cruelle. Il est, derrière Johnny Hallyday et Michel Sardou mais devant Michael Jackson et les Beatles, le troisième plus gros vendeur de disques en France depuis les années 1950, avec 28 millions d’albums et de singles écoulés. A ce chiffre, il faut ajouter ceux des disques écrits pour d’autres. Notamment « Gang », en 1986, pour Johnny Après ce premier succès arrivent les premières craintes. Jean-Jacques refuse de partir en tournée. Il tente de se lancer en solo, puis se consacre à l’écriture, recherchant l’ombre, déjà. Mais un jeune éditeur musical aimerait le remettre dans la lumière. Marc Lumbroso, charmé par une de ses compositions entendue à la télévision, lui trouve un contrat avec la maison de disques CBS. Nous sommes en 1981, la gauche prend le pouvoir et libère la bande FM. Les yéyés disparaissent et le nombre de chômeurs passe le cap du million. Tandis que Daniel Balavoine et Michel Jonasz inondent les radios, un petit nouveau, nuque longue et cravate rouge, se fait une place.En 1985, « L’Evénement du jeudi » titre : « Jean-Jacques Goldman est vraiment nul »« Il suffira d’un signe », d’abord programmé par RTL, devient disque d’or. Pas de quoi alarmer Jean-Jacques, qui continue de vendre des paires d’Adidas dans le magasin Sport 2000 de ses parents. Son grand ami, l’écrivain et journaliste Sorj Chalandon, confie : « Un jour, il a réalisé que plein de filles venaient essayer des chaussures mais qu’elles ne regardaient pas leurs pieds. Il s’est dit : “Et merde !”» Jean-Jacques Goldman devient donc chanteur à temps plein. Invité presque chaque semaine à la télévision, il se rend seul aux émissions, avec sa guitare mais sans agent ni manager. Après avoir patiemment attendu son tour dans un coin, il chante face caméra : « Tu ris mais sois tranquille un matin/ J’aurai tout ce qui brille dans mes mains. » Le modeste se révèle ambitieux. Carrière, réussite… Ces termes ne feraient pas partie de son vocabulaire ; il les incarne pourtant. Son intelligence et sa volonté, autant que son talent, expliquent son succès démesuré. Si l’accueil du public comble le jeune homme, l’abrupte violence des critiques le blesse et l’énerve.En 1985, « L’Evénement du jeudi » titre : « Jean-Jacques Goldman est vraiment nul ». Ailleurs, on le surnomme « le roi du tube gentillet », « une voix de castrat endimanché » ou « le chanteur dadais ». Après avoir rempli plusieurs soirs le Zénith de Paris, Goldman se paie dans « Libération » une page où il récapitule ces attaques, avec un seul commentaire adressé à son public : « Merci d’être venu quand même. » Le discret tient sa revanche. Aujourd’hui encore, pourtant grand lecteur de journaux et féru d’actualité (de faits divers surtout), il reste méfiant vis-à-vis des médias. Sorj Chalandon étudie ses paroles : « Il a des textes très violents. J’y ai trouvé des choses qui faisaient écho à mes colères, dans l’album “Rouge”, par exemple. » En 2013, la simplicité supposée de son écriture fait encore débat quand le morceau « Là-bas » est présenté à l’épreuve de français du baccalauréat professionnel. Les candidats doivent en commenter les paroles, au grand dam de professeurs et d’élèves jugeant leur niveau trop faible. La polémique enflamme les réseaux sociaux. Quand le navire Goldman prend l’eau, l’entourage fait front.Il y a, lâche un de ses collaborateurs, « un système Goldman » à la tête duquel on trouve, en coulisses, l’artiste et, sur les devants, son frère cadet, Robert, gestionnaire de ses éditions et de son patrimoine. La fratrie s’étend au-delà des liens du sang. Parmi les fidèles, on compte Chalandon et Jones, le musicien Erick Benzi, Alexis et Xavier Grosbois, respectivement conseiller et concepteur de ses décors. Ils forment autour de la star un mur de protection, un paravent de discrétion, ne parlant aux journalistes qu’après avoir demandé à Jean-Jacques l’autorisation – accordée en général. Absent de la vie publique, le chanteur se soucie cependant des informations publiées le concernant. Entre tous ces hommes, il manquait une femme. La charismatique Carole Fredericks, choriste venue des Etats-Unis, complète à partir de 1990 le trio Fredericks-Goldman-Jones.« Mes parents sont arrivés en France sans racines, porteurs de cette inquiétude d’une race aux aguets »A cette époque, Jean-Jacques écrit des morceaux à plusieurs voix. Il désire monter un groupe et partager la scène. Les trois acolytes enregistrent deux albums et partent en tournée avec les énormes tubes « A nos actes manqués » et « Né en 17 à Leidenstadt ». « Dès qu’il est trop en avant, il crée Fredericks- Goldman-Jones, raconte Sorj Chalandon. Quand on regarde leurs concerts, on le voit dans l’obscurité au moment où les deux autres chantent, et il est heureux. » Epanoui à l’ombre de ses complices, l’humble Jean-Jacques n’en reste pas moins le patron. Sur les tournées, il se charge des embauches comme des licenciements. Les frasques de rock star lui sont étrangères. Quand des fans l’at-  tendent devant son hôtel, Jean-Jacques ne s’en réjouit pas. Sa conscience et ses valeurs, parfois rigides, excluent la vanité. Après des heures d’attente, les jeunes groupies s’entendent dire : « Ne restez pas là, c’est humiliant pour vous et pour moi. » L’idole est inflexible. Le soir, après les concerts, il joue au Scrabble. Parfois au tennis, où il excelle, jetant sa raquette au sol quand il perd. « J’ai joué avec lui, rapporte Chalandon. Il était au filet. J’ai vu quelqu’un d’autre. C’est un vrai combattant. »Michael Jones aussi parle de l’époque avec nostalgie : « Les tournées se faisaient dans de très bonnes conditions. Nous avions un bus luxueux, nous dormions dans des hôtels trois étoiles. Jean-Jacques dînait avec tout le monde et emmenait l’équipe en voyage. » Quelquefois, le père de Jean-Jacques, un homme trapu et athlétique, vient au concert. Le regard fixé sur le public qui chante à l’unisson, il n’en revient pas. C’est peut-être lui le secret de Jean-Jacques, son mentor en simplicité. Alter Moïshé Goldman est né en Pologne en 1909. Immigré en France dans l’entre-deux-guerres, il est d’abord mineur, militant communiste, résistant, puis propriétaire d’un magasin de sport. Avec sa femme, Ruth, il n’a qu’un seul souci, « celui de faire de nous des enfants comme les autres », reconnaît Jean-Jacques en 1991. La famille habite un pavillon dans une rue calme d’un quartier populaire de Montrouge. L’éducation des enfants Goldman privilégie l’instruction par les livres, l’altruisme et la tempérance. Des valeurs que Jean-Jacques n’a cessé de décliner au fil de ses chansons et de sa vie.« Mes parents sont arrivés en France sans racines, porteurs de cette inquiétude d’une race aux aguets », poursuit leur fils. Rescapés de l’antisémitisme, ils n’aiment pas se faire remarquer. « Mon statut de chanteur vedette allait à l’encontre de mon éducation. » A tel point qu’il ne convie pas ses parents à son premier concert à l’Olympia. Inquiet, le père Goldman avait coutume de dire : « Il faut faire attention à ne pas trop se montrer, à ne pas trop se mettre en avant. » Chanteur adulé, Jean-Jacques n’oubliera jamais ces mots. Gamin calme et studieux, il apprend le piano, le violon, l’athlétisme et la débrouille chez les scouts laïques des Eclaireurs de France. Sur cette banale vie de famille pèse l’ombre exotique et rebelle du fils aîné, Pierre Goldman, demi-frère de Jean-Jacques, peut-être sa vraie blessure, celui qui est allé au bout de ses idées. Loin de la quiétude banlieusarde, ce fils prodigue a choisi la vie singulière de bandit révolutionnaire. Après un séjour au Venezuela aux côtés des guérilleros, Pierre est accusé du double meurtre des pharmaciennes du boulevard Richard-Lenoir, à Paris. Il est emprisonné, puis innocenté et assassiné en 1979. L’affaire mobilise la gauche intellectuelle  des années 1970. Pour « Libération », Sorj Chalandon couvre son premier procès : « Dans les travées, toute la famille se tenait par le bras, comme dans une manif. »Fidèle à une certaine idée de l’anticapitalisme, Goldman s’est plusieurs fois déclaré contre la notion d’héritageA 19 ans, Jean- Jacques rend visite à son frère à la prison de Fresnes. « Moi, je faisais de la musique, j’étais de mouvance un peu sociale-démocrate qui les faisait ricaner », explique le chanteur en parlant de ses proches. Mais tous s’entendent bien et le sage Goldman suit sa vocation. A Montrouge, le jeune Juif – qui n’a jamais pratiqué – devient enfant de choeur, ou plutôt chanteur de gospel à la paroisse Saint-Joseph dirigée par le père Dufourmantelle. « Son groupe s’appelait The Red Mountain Gospellers, raconte aujourd’hui le chaleureux curé. Ils voulaient éditer un disque, je leur ai prêté 1 000 ou 2 000 francs. Ils ont vendu le 45-tours à la sortie de la messe. » Ainsi Goldman apprend le métier sur les bancs d’une petite église. Avec Dominique Proust, ami de jeunesse, il anime les bals de la région. Ce sont ses premiers cachets. « On alternait rocks et slows, se souvient Dominique. Il fallait faire transpirer les gens pour qu’ils boivent, nous étions rémunérés  selon la recette du bar ! On jouait Johnny, Claude François, les Beatles. Jean-Jacques venait aux boums organisées dans la salle paroissiale. On dansait, on buvait quelques bières. Avec les filles, on faisait gaffe, elles ne prenaient pas toutes la pilule. » Juillet 2001. A Narbonne, avec Patrick Fiori, pour les vendanges du coeur. © FRANCOISE TALLIEU/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/Maxppp En groupe, le jeune chanteur a l’habitude de ne pas se démarquer. Même adolescent, il ne connaît ni l’outrance ni les excès. Après les événements de Mai 68, auxquels il ne participe pas, le bachelier intègre l’école de commerce de Lille, l’Edhec. Par prudence, n’osant croire à une carrière musicale, mais aussi parce que pour lui une vie simple a autant de valeur qu’une existence hors du commun. Pour Goldman, l’équilibre prime sur l’extravagance. Un principe transmis par son père qui répétait : « Ça sert à quoi d’être riche ? On ne va pas manger des steaks en or. » L’or, pourtant, Jean- Jacques pourrait aujourd’hui s’en acheter des kilos. Eduqué dans la sobriété, il est devenu l’un des plus fortunés de l’industrie musicale. Il toucherait, selon « Capital », jusqu’à 10 millions d’euros les années où il sort un disque ; deux fois moins quand il lâche son micro. Bernard Violet, auteur d’une biographie de Goldman, détaille les clauses « particulièrement avantageuses de son contrat avec Sony. L’une d’entre elles chiffrerait à environ 30 % le montant des royalties perçues par l’artiste ». Les autres compositeurs- interprètes touchent moitié moins.L’ancien scout de Montrouge se révèle être, aussi, un homme d’affaires. Il connaît la valeur de son talent. En France, on compte en moyenne 70 diffusions quotidiennes de ses chansons. La Sacem lui verserait ainsi plus de 2 millions d’euros par an, « des droits désormais supérieurs à ceux des ayants droit de Ravel et de son fameux “Boléro” ». De l’argent que Goldman investit dans la pierre, achetant des appartements à Paris. Sympathisant socialiste, fidèle à une certaine idée de l’anticapitalisme, favorable à la redistribution des richesses, Goldman s’est plusieurs fois déclaré contre la notion d’héritage. Impossible de savoir si aujourd’hui, père de six enfants, il garde la même conviction. Il serait en tout cas donateur de différentes associations humanitaires, celle de Yannick Noah notamment. Millionnaire de la musique, il est avant tout un militant qui met son succès au service des autres. La cause qui occupe son temps, c’est les Restos du coeur. Il consacre six mois de l’année à la préparation des concerts des Enfoirés, choisissant les chanteurs et organisant les répétitions. Laurent Voulzy affirme : « C’est lui le chef. Il est discret mais ferme. »Sans effusions, sans s’attarder, à la Goldman, il met un terme à vingt-trois ans de carrièreLe 28 janvier, une drôle de scène se déroule pendant la dernière représentation des Enfoirés 2013. Le public de Bercy trépigne et crie un nom : Goldman. Ils veulent voir le patron, celui à qui Coluche confia, en 1986, l’écriture de « La chanson des Restos ». Habituellement en régie pour diriger les opérations, Jean-Jacques accepte de prendre le micro à l’improviste. Il se met au piano et entonne  « Famille », une de ses chansons, reprise instantanément par les 25 000 spectateurs (Voir cette vidéo amateur ci-dessous).Dans les coulisses, les plus grands noms de la chanson française entendent sa voix. Ils viennent sur scène pour l’applaudir. L’hommage est émouvant, Jean-Jacques n’était pas remonté sur scène depuis 2004. C’était à La Rochelle, à l’occasion des Francofolies. Il termine alors la tournée « Un tour ensemble ». Après les répétitions, il annonce à ses musiciens qu’ils joueront ensemble, ce soir-là, pour la dernière fois. « Il a dit : “J’arrête pour le moment”, se souvient Michael Jones. C’était un déchirement. »Sans effusions, sans s’attarder, à la Goldman, il met un terme à vingt-trois ans de carrière. Il est pourtant toujours au top des ventes. Comme cette vedette des années 1930, Jean Sablon, qui, à l’apogée de la gloire, chante « Je tire ma révérence » et part vivre dans le Midi, Jean-Jacques s’installe à Marseille pour se consacrer à sa famille. « Un jour, il m’a dit : “J’arrête parce que je n’ai pas envie, à 75 ans, de chanter ‘Je te donne’”, raconte Chalandon. Mais, en 2013, le public continue d’espérer. Reviendra- t-il ? Régulièrement, des rumeurs courent sur la sortie d’un nouveau disque. Jean-Jacques dément. Comme dans cet e-mail écrit en 2011 à son biographe Bernard Violet : « Je peux vous assurer que je ne sortirai rien dans les prochaines années, je n’ai aucun projet à ce jour. »Le chanteur préfère prendre le temps de voir grandir ses filles. Mais les espoirs d’un retour sont permis. Sur un exemplaire de son dernier disque, il a écrit à l’attention de son arrangeur Erick Benzi : « Alors, tu es libre pour le prochain ? » Jacques Brel était revenu après dix ans d’absence. Jean-Jacques Goldman, lui, entretient le suspense. Le carton des albums « Génération Goldman », compilations de reprises de ses plus grands tubes, prouve la pérennité de ses mélodies. Sorj Chalandon glisse : « Une fois, je l’ai entendu dire qu’il aurait envie, un jour, de refaire un concert pour montrer à ses enfants qu’il a un métier. » Prêt à retrouver la joie simple de l’entendre sur scène, le public patiente. Il suffira d’un signe.



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