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* Djamel Chadli , arboriculteur-sculpteur : de la tendresse et de la sensualité : 17/03/15 - Cette stèle a été conçue, sculptée et posée par l’artiste Djamel Chadli. Le Kef (K en lettre arabe) en mouvement est tracé par un calame du mausolée sur un livre asymétrique pour dire les douleurs de l’auteur dans son terrible accouchement ! C’est aussi le «kef» ou le pic rocheux Kef Sayeh, au bas duquel au tout début de la colonisation, furent jetés les corps de deux Français, ce qui sera le prétexte, le prélude au massacre des mâles de la tribu. «De l’autre côté, vous avez la forme de l’aigle ou du vautour, propriétaire des lieux, qui tuera deux jeunes filles, incarnation de l’ancêtre fondateur de la tribu. Le soleil de l’après-midi en fait l’ombre d’une étoile, Nedjma !», dira-t-il. Cette forme étoilée repose sur une tablette avec des motifs romains, car il y a les restes d’une cité ou ferme romaine, enfouis sous terre. La stèle et la tablette se tiennent sur un socle circulaire composé de 15 piliers, c’est-à-dire autant de fractions de la tribu des Béni Keblout. Mais lors de notre visite en ce mois de mars, nous découvrons avec tristesse que les colonnes et la tablette romaine avaient été dégradées et réhabilitées… avec du béton ! La stèle est d’une hauteur d’environ 3 mètres. Dans le socle, l’artiste y a caché un poème pris au hasard et arraché du recueil Soliloques. Lequel ? Il ne le sait pas. Le monument a été taillé dans un bloc de granit, ramené de Kef Laâkas, un pic rocheux se trouvant à plus de 20 km de Aïn Ghrour, sur la route de Sedrata, lieux si chers à Kateb Yacine. «Il avait une plume subtile et lustrale, je devais sculpter la pierre au burin, évitant ainsi la facilité de réaliser une stèle en béton et en ferraille», ajoutera-t-il. Magnifique ! Mais qui est Djamel Chadli ? La soixantaine bien tassée, il a à son actif plus de 40 ans de travail sur la pierre et le bois. Ses sculptures, telles «Mère», «Femme voilée», «Femme soumise» sont façonnées dans la tendresse, voire, pour certaines, dans la sensualité, le tout décline un impressionnisme qui laisse songeurs plus d’un. Tout est courbes et rondeurs, allant bien au-delà de la forme. Bien sûr, comme tout esthète accompli, il a touché à tout durant une bonne période de sa vie, et n’en continue pas moins à l’occasion de le faire, la peinture, la céramique et la musique (le groupe Calama). Mais, à aucun moment, il ne lâchera le marteau et le burin. Il dira : «Une masse de pierre, un tronc d’arbre et je m’éclate dans mon travail, j’en fais des mouvements et j’y trouve un, des échos, un répondant à mes questionnements. Quand je sculpte, je me sens moi-même, j’existe, comme dirait l’autre. Je ne fais pas de croquis, tout est dans ma tête, je cogite, parfois très longtemps, puis je trouve, j’efface puis je recompose, toujours dans ma tête.»Personnifiant ses chantiers, Il leur donne des noms, Sébastien, Kathy, Aïcha… La douceur du nom correspond à celle de la création, quand c’est tendre, la dénomination doit en refléter le sentiment, selon la consonance, et quand c’est hard, un nom comme le monstre, le vampire, lui sied à merveille, pour surtout le travail de la pierre, où souvent il y a du sang… «Mais, quand même, un travail sur du bois, Aïcha m’a blessé, m’a causé des égratignures, je vais la bouder», confiera-t-il. C’est le scoutisme qui lui a fait aimer le bois. Il nous rappelle ceci : «Le scout aime la nature et voit dans la nature la puissance de Dieu.» Pour faire du feu, il faut chercher du bois mort, il ne faut pas couper une branche d’un arbre. Enfant, avec la lame dite «bateau » de l’époque, il commençait à ciseler des formes. La pierre, c’était son père, qui était maçon qualifié, mais aussi, au besoin, tailleur de pierres et fabricant de rosaces. Un jour, alors qu’il n’avait pas encore 10 ans, au chantier, il prend le marteau et le burin de son père et se met à taper sur un galet. «Que fais-tu, mon fils ?» Il voulait faire un visage comme au jardin public et épigraphique de Guelma de cette époque. Son père réplique : «Non mon fils, pas ce sédiment, il y a des pierres plus nobles, comme le marbre, le granit…» Au lycée, c’est l’initiation aux techniques du dessin. A l’ITA de Mostaganem, il avait choisi la spécialité avant le tronc commun : l’arboriculture fruitière. C’était son rêve depuis le scoutisme. «Plus tard, je gérais une ferme arboricole, un cadre merveilleux, des plus agréables, je me suis retrouvé comme un poisson dans l’eau, le bois, le marbre (une usine à côté) et le granit», dira-t-il. Maintenant, il en est à l’os bovin, le fémur et l’omoplate, il le fait revivre.
* Blida : La revue de l?école, une initiative à encourager : 16/03/15 - Lors de sa visite dans la wilaya de Blida à l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme, la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, qui a choisi de la célébrer cette année dans cette wilaya et plus précisément au lycée Ibn Rochd, a été agréablement surprise par l’initiative d’une équipe d’enseignants et de leurs élèves, à leur tête Nehab Sabrina, professeur d’éducation artistique au CEM Mustapha Bencherchali, qui a mis sur pied une revue fort intéressante nommée Le Collégien, conçue et réalisée par et pour les élèves. En feuilletant le n° 0, elle a salué le travail sérieux de la fondatrice et encouragé cette dernière à persévérer et à ne pas se décourager. «Le Collégien, qui a pour objectif de mettre en évidence les compétences et les connaissances culturelles et éducatives de l’élève, explique Nehad Sabrina à la ministre, est préparée par une jeune équipe d’élèves encadrés par des enseignants de différents profils (pédagogues, psychologues et sociologues). La revue a pour ambition de combler le vide qui existe dans le domaine de l’édition pour cette tranche d’âge». Et d’ajouter, confiante : «A cause du peu de moyens, pour l’instant, elle est annuelle, c’est-à-dire qu’elle ne sort qu’une seule fois par an, mais avec l’aide de ceux qui croiront en elle, elle deviendra plus fréquente !» En feuilletant le n° 0, on est surpris par la pertinence des sujets proposés. On apprend, sous la plume de l’élève Kibilane Inçaf (14 ans, 4e AM, lors de la conception de la revue) dans la présentation de celui qui a donné son nom au collège, que le chahid Mustapha Bencherchali, en plus de son glorieux parcours de militant et de combattant, a fondé l’association sportive et musicale Nedjma de Blida (information peu connue des Blidéens). Pour résoudre le problème des «cartables lourds», cauchemar des parents, l’élève Nada Boumdal propose aux «décideurs» «d’installer des casiers individuels au niveau des établissements afin de décharger le contenu des sacs, de se munir de cartables à roulettes qui servent à transporter les affaires scolaires, de penser à remplacer, plus tard, les livres par l’envoi des cours sur Internet à chaque élève et de vulgariser l’outil informatique qui permet à chacun de s’équiper d’un PC portable facilitant ainsi l’acquisition du savoir». D’autres élèves, journalistes en herbe, expliquent pourquoi leurs camarades n’aiment pas les mathématiques et proposent des «solutions», et pourquoi le port des blouses blanches dérange les adolescents. Ils révèlent au lecteur qu’«il est difficile pour certains élèves de se passer du copiage». Ils abordent des thèmes aussi sérieux que ceux de la drogue et du tabagisme en milieu scolaire, du retour de l’école buissonnière ou de la violence dans les établissements. Les sujets proposés par ces élèves sont de véritables cours de pédagogie qui doivent donner à méditer aux pédagogues adultes, eux-mêmes. Une initiative à encourager !
* 10e anniversaire de la disparition de Djamel Amrani : Révolutionnaire, poète «maudit» : 01/03/15 - Djamel Amrani était un grand  poète algérien, un révolutionnaire, un homme de radio et  critique littéraire. Les amis de l’auteur de Témoin et Bivouac des certitudes s’appellent Kateb Yacine, Issiakhem, Jean Sénac, Pablo Neruda, Françoise Sagan, Barbara, Malek Haddad, Mohamed Zinet, Juliette Gréco, Florence Malraux, Jean et Simone Lacouture, Jean-Marie Domnac, ou encore Serge Régiani. Un pedigree d’amis déclarés l’entourant, défendant sa cause juste, celle de l’indépendance de l’Algérie, et appréciant le grand poète. André Breton dira de lui : «Djamel Amrani est immense, il est le plus grand poète de l’Algérie...». Auteur d’une trentaine d’œuvres (Bivouac des certitudes, Le dernier crépuscule, L’été dans ta peau, Vers l’amont...), Djamel Amrani était au service de son prochain, de ses semblables, les humains. Et de sa patrie, l’Algérie. Pour laquelle il a été un battant, un combattant, un résistant, un moudjahid sans démagogie, un «mutilé» de guerre psychologiquement et un enfant prodigue et prodige de la prosodie et autres allitérations à la consonance balistique, créative et lyrique algériennes. Car marqué à vie par la barbarie belliqueuse et coloniale de l’armée française.«J’ai été torturé, incarcéré, ils ont tué mon père, mon frère et mon beau-frère…». Dans un entretien inédit datant de novembre 2004, Djamel Amrani nous avait livré et «délivré» une profonde, béante et lancinantensouffrance : «Au lycée Bugeaud, à Alger, j’étais confronté aux colons et non pas à la colonisation. J’ai eu mon bac envers et contre tous. En 1956, j’étais impliqué dans le mouvement national, la réunion préparatoire de la grève des étudiants et lycéens algériens. Il était question que j’aille au maquis avec Amara Rachid…Et puis, en 1957, lors de la Bataille d’Alger, j’ai été arrêté et torturé à la villa Sésini. Ils m’ont massacré. Ils ont tué mon père, mon frère et mon beau-frère  Ali Boumendjel. J’ai été incarcéré durant un an. En 1958, j’ai été expulsé en France, où Germaine Tillon m’introduira à la gauche, anticoloniale à l’époque… J’ai traversé cela comme un enfer de couleur corbeau…». Ayant une voix radiophonique, caverneuse, patriarcale, le flegme et l’indolence d’un petit vieux à l’espièglerie et le sourire en coin, la générosité et la grandeur humaine incarnées, tapi dans son transat, un faux air d’Ernest Hemingway, entre deux volutes de tabac, entre un sourire, un rire et un rictus, sous une moiteur domestique, respirant et transpirant la bonté des humbles, Djamel Amrani était dans son coin de Florence. Tant son paisible havre est une cour des miracles. Un véritable musée de la photo dédié aux personnes ayant compté dans sa vie. Ici Lénine ou Che Guevara, le révolutionaire argentin, là, Kateb Yacine, le brillant écrivain de Nedjma, là-bas, Khalida Toumi, ex-ministre de la Culture, ou encore les portraits de Azzedine Medjoubi, le comédien fauché par la folie meurtrière terroriste, Myriam Makeba, la Mama Africa, ou encore Zahia Yahi et Leïla Boutaleb, des amies et confidentes. Le 13 juillet 2004, il s’était vu décerner la médaille Pablo Neruda, à l’effigie de l’illustre poète et progressiste chilien, le non moins prix Nobel de littérature en 1971 et auteur mythique d’œuvres comme Le chant général du Chili, L’Espagne au cœur, Tout l’amour, Mémorial de l’île, ou encore celle posthume, intitulée J’avoue que j’ai vécu. Une distinction au nom de Pablo Neruda. Son ami, son maître, son frère, pair et père spirituel partageant cet amour éperdument épris pour les mots et les causes justes et nobles. Cette gratification au souffle poétique, initiée sous l’impulsion et la proposition de Khalida Toumi pour une consécration bien que tardive, mais ô combien significative. «Je n’ai jamais voulu parler de moi, rédiger ma biographie. C’est être égoïste…», estimait-il. «Ma plaie dans l’âme, on ne la négocie pas » Djamel Amrani est né le 19 août 1935 à Sour El Ghozlane. Issu d’une modeste famille de neuf enfants dont il était le benjamin. D’un père exerçant la profession de receveur des P et T et d’une mère n’ayant jamais été scolarisée. Suivant leur père à travers des missions itinérantes, la famille Amrani séjournera dans plusieurs localités, notamment à Cherchell, avant de s’installer définitivement, en 1952, à Alger. Le jeune Djamel y fréquentera l’école communale de Bir Mourad Raïs. Et c’est en usant ses fonds de culotte sur les bancs d’écolier qu’il fera une découverte littéralement littéraire et capitale dans sa vie. La mort du loup, d’Alfred de Vigny, et Les amours de Chopin, de George Sand, qu’il connaissait par cœur, l’inspireront aux premiers jets poétiquement candides. Une passion était éclose. «J’étais déjà poète à la base. Je faisais de la musique. J’étais au conservatoire d’Alger, je jouais du piano à 15 ans. J’étais le seul Algérien à avoir concouru avec la 5e étude de Chopin, la 7e nocturne de Gabriel Foret et puis suivront La Passionata...», se souviendra-t-il. Au lycée Bugeaud, le plus réputé d’Alger, où il avait emmené avec lui ce qu’il appelle des «odelettes» et dont il fera un autodafé car jugées inintéressantes. Sa toute première œuvre fut Le Témoin, en 1960, aux éditions de Minuit. «Ce livre est l’histoire dramatique de ma vie... Je jouais pour la syntaxe quelle qu’elle soit... C’est un jeu avec mon histoire quand j’ai appris à lire et à écrire..», commentera-t-il, la gorge nouée. Après un long séjour à Cuba, de 1962 à 1964, Djamel Amrani officiera à l’état-major, dans le cabinet du président Houari Boumediène, avec Abdelaziz Bouteflika, Medegheri et Chérif Belkacem.  «La première fois que j’ai rencontré Bouteflika, il m’a présenté Nelson Mandela…», se rappellera-t-il avec fierté. A propos de ses amis, il dira avec ironie : «Kateb Yacine, qui m’a encouragé, et Jean Sénac ont été des frères immenses pour moi. Je me dois de saluer leur mémoire. Malek Haddad avait été un grand ami... Cela n’a été que des histoires de bar. On se voyait et on passait notre temps…». A la fin de l’entretien, Djamel Amrani nous laissera ce fragment testamentaire d’un poète «maudit» : «L’être humain, poète meurtri, ne peut pas être finalement guéri d’une histoire. Je n’ai jamais été guéri. Je n’ai jamais eu l’occasion ou la chance de guérir. Ma plaie dans l’âme, on ne la négocie pas. Ma plaie est ouverte. Elle est béante !»  
* Oran en bref? : 23/02/15 - Les habitants de Chteibo exaspérés Les intempéries ont causé des dégâts au niveau de hai Nedjma (ex- Chteibo). Les habitants souffrent de mauvaises conditions de vie caractérisée par le manque de réseaux d’évacuation des eaux de pluies, le mauvais état des routes, l’absence d’éclairage public ainsi que le non raccordement des foyers au gaz naturel. Certains habitants ont indiqué que cette situation est plus difficile à vivre lors des intempéries à cause de la boue et des nids de poule qui se remplissent d’eau et dont on ne peut mesurer la profondeur.  Le chantier des 300 logements LPL en retard à Aïn El Turk La réalisation des 300 logements LPL (logement participatif locatif) dans le quartier d’El Bahia accuse un retard qui agace les postulants. Prévus pour une durée de réalisation de 24 mois, les délais risquent en effet de ne pas être respectés vu le taux d’avancement des travaux. Moult raisons seraient à l’origine de ce retard, dont le climat peu clément, ces derniers temps, mais cela «n’excuse aucunement la lenteur des travaux», s’indignent des postulants.   Une cellule de psychiatrie pour les dépressifs au CHU Devant le nombre important de tentatives de suicide enregistrées au CHUO, une cellule de psychiatrie a été créée. Elle comprendra la neurologie, la psychiatrie et la neurophysiologie. Elle aura pour tache la prise en charge psychiatrique des malades dépressifs ainsi que les toxicomanes. Il tue sa belle sœur Une dispute avait éclaté entre un frère et sa sœur vers 19 h 30 au Planteurs pour des motifs encore inconnus. Selon une source hospitalière, la situation avait dégénéré quand le frère, âgé de 30 ans, a pris un couteau et a commencé à assener des coups sa sœur. Pour tenter d’éviter que le pire se produise, leur belle sœur s’interposa mais ce fut fatal pour elle. Cette dernière, la trentaine, recevra un coup de couteau en plein cœur et décédera sur le champ. L’auteur a été arrêté.   Un nouveau-né retrouvé mort Un nouveau-né de sexe féminin a été retrouvé mort, samedi après-midi, à Sidi El Bachir, a-t-on appris de la protection civile. C’est un passant qui a fait la funeste découverte.                   
* Accident de travail : Deux agents morts et deux autres dans un état critique : 18/02/15 - Les deux employés de la société des eaux et de l’assainissement d’Oran qui ont survécu, lundi,  à l’accident de travail qui a coûté la vie à deux autres, sont toujours au service de réanimation de l’établissement hospitalier 1er Novembre, a-t-on appris, hier en début d’après midi, auprès de la cellule de communication de cet hôpital. Les deux jeunes employés sont sous ventilation artificielle et bien que leur état est stationnaire, il est jugé critique, selon la même source. Cet accident qui a mis en émoi tous les employés de la SEOR, s’est produit, lundi en début d’après midi, dans une station de relevage dans la localité Nedjma (ex- Cheteibo). Le drame s’est produit lorsque l’un des quatre employés qui effectuaient des travaux de curage préventif d’un bassin, est tombé dans le bassin. Les trois autres sont descendus au fond du bassin pour secourir leur collègue, immobilisé à l’intérieur. L’un d’eux est décédé lors de son évacuation vers l’hôpital d’Oran alors que le deuxième est décédé quelques temps après son admission au niveau du service de réanimation.  
* Sidi Chahmi : 12 personnes arrêtées suite à une émeute : 31/12/14 - Une quarantaine de personnes accusées de troubles à l’ordre public ont été arrêtées par les forces antiémeutes suite au mouvement de colère qui avait touché la localité de Sidi Chami, plus précisément le bidonville appelé «Dubaï». Sur ce groupe appréhendé après un contrôle d’identité, 12 personnes interpellées sont des récidivistes, indique le communique de la sûreté de wilaya et ont été présentés, mardi, devant le juge d’instruction du tribunal d’Es-senia. Les autres dont un mineur ont été relâchées. Pour rappel, la colère avait atteint son paroxysme lorsque les occupants des habitations illicites ont fermé les différents accès qui mènent à El Kerma, hai Daya et hai Nedjma. Les autorités locales s’étaient dépêchées de se rendre sur les lieux pour rassurer les représentants des familles et informer par la même qu’un terrain a été désigné pour concrétiser le futur programme de logements qui leur sera destiné. Des entreprises ont été également installées pour réaliser ces logements, une opération qui s’inscrit dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Toutefois, malgré toutes ces garanties apportées par le premier magistrat, les manifestants n’ont rien trouvé de mieux à faire pour revendiquer leurs droits au logement que de barricader toutes les issues. Pendant trois jours, les différents accès qui mènent au chef-lieu étaient fermés à l’aide de pierres et de tronc d’arbres au grand dam des automobilistes. Devant la gravité de la situation et afin de calmer les esprits et rouvrir ces artères à la circulation, le wali d’Oran avait réquisitionné les services de l’ordre public pour remédier à la crise.  
* Métier de bouquiniste : Achour, Mohamed Kanfoza, Djilali et les autres? : 25/12/14 - Personne ici ou ailleurs, ne semble se soucier de la disparition d’un métier connu pour être un vecteur de culture et d’art. C’est du métier de bouquiniste qu’il s’agit. Il n’y a pas longtemps, ces passionnés des livres, des magazines et mêmes des illustrés ( Blek, Zembla , Le petit Ranger’s) avaient pignon sur rue, tant ils étaient sollicités par ces gens qu’on appelle les rats des bibliothèques, ces lecteurs assidus dont l’amour pour la lecture n’a d’égal que leur inclinaison à s’abreuver de récits , de romans, d’aventures. A Constantine, il y avait Ammi Achour qui tenait un minuscule kiosque dans la très achalandée Trik Djedida juste en face du café Nedjma. Bouquiniste plein de verve et d’allant, il recevait tout le monde avec le sourire. Voilà qui, comme dirait l’autre, un serviteur du livre et par extension de la culture! En ce temps, pas très lointain d’ailleurs, qui parmi les jeunes lycéens ou universitaires n’avait recouru au service du bouquiniste pour acquérir tel ou tel roman, surtout quand il était question d’un best seller ? En ce temps là, on se passait les bouquins et une fois la lecture finie, on allait en demander un autre. Tout comme  Constantine, Aïn Beida aussi avait ses bouquinistes. le plus connu sur la place s’appelait Mohamed,(Allah yarhamou) et auquel on avait attribué le sobriquet «Kanfoza», fort sympathique en somme et qu’on se plait aujourd’hui à évoquer avec une pointe de nostalgie. Ammar, tenant présentement une librairie se souvient de temps qui n’est plus : «C’est en lui gardant de temps en temps le petit kiosque que j’ai appris à aimer les livres, à en apprécier la valeur. Ammi Kanfoza ne cherchait nullement à s’enrichir en exerçant ce métier, ô combien noble, son seul souci était de satisfaire les amis lecteurs qui se recrutaient d’ailleurs parmi les fonctionnaires et les instituteurs.» Pas de relève pour l’heure Un sexagénaire, toujours attaché aux livres, se rappelle du temps où il était lycéen à Hihi Mekki à Constantine: «Durant les années soixante et soixante dix, Constantine détenait le record des villes qui disposaient du plus grand nombre de librairies. IL y en avait partout. Quo Vadis était la plus connue des lycéens et universitaires. Parfois même, nous, lycéens, allions sous le pont Sidi Rached, au Remblai, ce mythique marché aux puces où nous déterrions souvent de très beaux livres, des ouvrages littéraires ou scientifiques que nous acquérions pour une bouchée de pain.» Mais depuis, que s’est-il passé? Les bouquinistes sont partis presque en catimini laissant derrière eux un vide sidéral que rien ni personne ne pourra combler. Pas de relève dans l’immédiat, parce que l’amour du livre, de tout ce qui est imprimé ne tente plus personne. Dommage qu’un aussi beau métier disparaisse sans espoir de retour. Adieu Amis des livres, vous Achour de la rue Trik Djedida Kanfoza et tous les autres...
* Electricité : La SDO ouvre une agence à Hai Yasmine : 01/12/14 - Une nouvelle agence commerciale de la direction de Distribution de l’Ouest (DDO Sonelgaz) a nouvellement ouvert ses portes au quartier de Hai Yasmine 2. Or, paradoxalement, elle n’est pas destinée aux usagers de ce quartier mais à ceux dépendant du territoire d’Es Sénia, notamment la commune de Sidi Chahmi. Ce sont donc les habitants de cette commune dont dépend Hai Sabah, Nedjma (ex- Chteibo) qui viendront s’acquitter de leurs redevances électriques. «C’est en réponse aux doléances des habitants de Hai Sabah et de ses environs que ce bureau a été ouvert. Les habitants de Hai Yasmine continueront à se rendre à l’agence de la pépinière», a indiqué un agent de la société affecté sur les lieux. «C’est de l’aberration. Comment expliquer qu’un bureau ouvert dans notre cité puisse servir à d’autres résidants à Hai Sabah, Chteibo et autres», s’insurgera ce retraité résidant à Hai Yasmine. D’autres citoyens munis de leurs factures d’électricité n’ont pas caché à leur tour leur mécontentement en se voyant signifier par le caissier qu’ils devaient se rendre à leur agence habituelle de la pépinière. «Nous devons prendre un taxi pour nous rendre à la pépinière, faire la chaine et attendre de longues minutes pour payer notre facture alors qu’un bureau est ouvert à proximité de nos habitations», s’insurgeaient ces citoyens, en partie des personnes âgées.
* Blida : L?association Nedjma organise «Andaloussiate El Bouleïda» : 26/11/14 - L’association culturelle Nedjma organise, du 26 au 29 novembre, la deuxième édition des «Andaloussiate El Bouleïda», journées consacrées à la musique andalouse. Des troupes des différentes régions du pays et même du Maroc (en la personne de la chanteuse Lalla Khaoula Benzine et de l’association Oujda El Afia) participeront à ces festivités musicales. L’association culturelle Nedjma a été fondée en 1963. Elle a vu défiler des artistes de renom de la Ville des roses, tels que Mohamed Ismet, Mahfoud Chérif, Abdelkader Samet, El Bahaz, Mohamed Tobbal et tant d’autres. Elle a eu l’immense honneur de représenter dignement l’Algérie à de nombreuses manifestations artistiques internationales, dont le Festival d’Egypte en 1995, celui de Babel (Irak), à plusieurs reprises, celui de Turquie en 1999, et enfin, le Festival de Tantan (Maroc), en 2012. La salle de conférences de la wilaya de Blida abritera, pendant les quatre soirées du festival, les représentations les troupes des associations culturelles d’El Amraouia, de Tizi Ouzou, d’El Widadia de Blida, d’El Anadile de Chéraga, d’El Othmania de Ténès, Fen oua Nachat de Mostaganem, El Djazira de Kouba, Errachidia de Cherchell, El Moutribia, Riadh El Andalouset Nedjma de Blida, Founoune El Djamila d’Alger, Nassim El Andalous d’Oran, Nedjm Kortoba de Constantine et Dar El Gharnatia de Koléa. Des noms évocateurs qui font rêver et qui rappellent l’heureuse époque de l’Andalousie où la musique rythmait la vie des gens. La clôture se fera avec le chanteur Mustapha Benguergoura, de Blida, et la Marocaine Lalla Khaoula Benziane. Quand on sait que la musique qui constitue l’âme des grandes noubas n’est pas écrite sur des partitions, mais restituée de mémoire, c’est donc à une véritable suite d’extraordinaires exploits que les habitants sont conviés. Un programme riche et varié, une grande nouba est proposée aux Blidéens pendant quatre soirées consécutives, de quoi éclairer les journées moroses de ce mois de novembre ! Que le public soit nombreux et généreux, que les familles se déplacent et le fantôme de Ziryab fera    le reste !
* Un écrivain sanctifié, voire statufié : 11/11/14 - Il y a vingt-cinq ans, nous quittait Kateb Yacine. Il est parti à un moment crucial de l’histoire de l’Algérie : Le FIS tentait de mener le pays de force au paradis islamiste, et le régime en prenait prétexte pour refermer la parenthèse d’une si éphémère ouverture démocratique. La mort lui a épargné de voir la vaste demeure de la famille révolutionnaire accueillir des chefs de l’AIS et la sainte enceinte de la oumma grouiller d’hommes, certes pieux, mais néanmoins responsables de milliers de morts et de disparitions. Mais s’il a échappé aux années 1990 et à leurs dilemmes, Kateb Yacine n’a pas échappé à la statufication. Il n’y a échappé ni au sens propre ni au sens figuré. Pour le vingt-cinquième anniversaire de sa disparition, la bureaucratie de la culture algérienne lui a rendu hommage à sa manière particulière, en lui élevant une stèle à Aïn Ghrour, pays des Keblout, tribu dont il est, suppose-t-on, issu. Personne, pas même les meilleurs connaisseurs de l’Algérie des miracles, ne pouvait se douter que l’auteur des Ancêtres redoublent de férocité serait traîné vers la place du village, lui qui rêvait d’un monde sans frontières. L’Algérie officielle nous avait habitués à ériger des stèles commémoratives, son plus bel hommage aux défunts. Ni sa lourde indifférence aux vivants ni sa douteuse sollicitude pour les morts ne nous étonnaient plus. Mais c’était la première fois qu’elle érige à un romancier «de stature universelle» une stèle sur l’exigu territoire de sa «tribu». La statufication de Kateb Yacine n’est pas toutefois le fait du seul Etat algérien et de sa bureaucratie. Elle est aussi le fait de ses «amis», et ils sont légion, car tout le monde a été son camarade, son disciple ou, pour le moins, son voisin, et, n’était l’obstacle de l’âge, il s’en trouverait qui prétendraient être ses descendants. Ces fidèles ont transformé en idole celui qui se considérait comme «la révolution à l’état nu». Ils ont abaissé, à une malheureuse poignée de clichés, ses idées, dont l’évolution est marquée par le temps et une histoire violente et tourmentée. Ils ont aussi réduit à une ligne ennuyeuse et rectiligne un parcours politique riche et paradoxal, qui l’avait vu passer de l’arabisme à un algérianisme radical, teinté de berbérisme. Cette idolâtrie amicale a commencé très tôt. Du vivant de Kateb Yacine, on lui répétait déjà qu’il était le plus grand romancier algérien de tous les temps, non sans considérer ses écrits comme de belles énigmes, indéchiffrables pour quiconque n’aurait pas reçu de lui personnellement la clé de leurs vérités ésotériques. Malgré lui, on sanctifiait celui qui avait contesté le titre de «grand écrivain» dont l’avait anobli une journaliste française : «Un grand écrivain ? Je suis un mythe plutôt. Je représentais jusqu’à présent un des aspects de l’aliénation de la culture algérienne. J’étais considéré comme un grand écrivain parce que la France en avait décidé ainsi. En fait, mon nom est connu comme est connu celui d’un footballeur ou d’un boxeur. Mes livres ne disaient rien de précis au peuple parce qu’il ne les avait pas lus». Il existe une autre idolâtrie katébienne un peu moins naïve et un peu plus intéressée. Depuis son décès, expliquer son écriture et en révéler les insondables secrets sont devenus des sentiers battus vers la notoriété. On rivalise d’ingéniosité pour «réinterpréter» Nedjma, «relire» Le Cadavre encerclé et «jeter une lumière nouvelle» sur Soliloques, toutes œuvres présentées au public comme de parfaits hiéroglyphes. Ce faisant, on oublie qu’il n’y a pas plus archaïque que les gloses savantes sur ce qu’un auteur «a voulu dire» et qu’un texte, quel qu’il soit, est un espace ouvert dont personne ne peut prétendre saisir le sens profond ou caché. Naget Khada, spécialiste de littérature maghrébine, a fait remarquer que «l’inflation du discours d’escorte censé (...) médiatiser la compréhension de (l’œuvre de Kateb Yacine)» a déposé sur celle-ci une «gangue opacifiante». C’est le moins que l’on puisse dire : par la faute de ces importuns compagnons, peu de lecteurs pensent pouvoir l’apprécier sans s’armer de patience et de toutes sortes de traités et de dictionnaires. Kateb Yacine s’est ainsi transformé en une sorte de marchandise immatérielle. Pour la bureaucratie de la culture, il est une preuve de la «portée universelle» du «génie algérien». Pour certains de ses amis, il est devenu, hélas, un «label» politique. Nous en avons entendu qui le qualifiaient de «vrai démocrate» alors qu’il a toujours évoqué l’URSS avec plus de ferveur — provocatrice — que les «démocraties bourgeoises», et d’autres prétendre qu’il était «stalinien», alors que son admiration pour le «Père des peuples» n’avait jamais fait de lui un abonné des éditions du Progrès. On a oublié qu’il n’était qu’un écrivain et que l’écrivain «est, au sein de la perturbation, l’éternel perturbateur».  
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