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    femmes – Page 10 sur 11 caricatures et humour | insolite
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    20 recettes de pâtisseries orientales : Ghriba praliné – Journal des …
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    Dressing d’angle Conforama : Comment aménager un dressing d’angle …
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    Laëtitia Milot parle de l’infidélité : Tops et flops : l’actu …
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    Sophie Marceau : Les plus belles coiffures du Festival de Cannes …
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    Le carré blaireau de Franck Provost : Des coiffures à tomber pour …
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    Dressing d’angle IKEA : Comment aménager un dressing d’angle …
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    تعالوا وشاركونا ارائكم
    16/12/16 - تعالوا لهذا الموضوع وشاركونا ارائكم la femme doit rester à la maison ...que pensez vous...

    Le bac L brouillé avec les femmes de lettres
    13/05/16 - Une enseignante a lancé une nouvelle pétition pour donner de la place aux femmes dans les programmes de littérature du bac L.

    كل ما يتعلق بالشبه طبي Paramedical
    11/04/16 - للناجحين الجدد في البكالوريا و الراغبين في تخصص شبه طبي أظن أنه لديكم العديد من الأسئلة التي تودون طرحها و التي لم تجدوا إجابات عنها و لهذا قررت أن أضع بين أيديكم ملخصا لهذا التخصص حتى أطلعكم عن ماهية الشبه طبي و سنجيبك عن استفساراتك و تساؤلاتك حوله و سأوضح أيضا في هذا الموضوع نظام …

    الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية
    11/04/16 -
    بسم الله الرحمن الرحيم
    مدونة التربية و التعليم 
    استاذ التعليم الابتدائي  
    استاذ التعليم المتوسط
    استاذ التعليم الثانوي
    موضوع مقترح في اللغة الفرنسية
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     الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية
     الموضوع المقترح الثالث في اللغة الفرنسية

    Texte :
    Condamné au bagne pour avoir volé un pain, Jean Valjean a purgé sa peine et vient d’être libéré. Il s’arrête dans une auberge.
    Pendant que le nouveau venu se chauffait, le dos tourné, le digne aubergiste Jacquin Labarre tira un crayon de sa poche, puis il déchira le coin d’un vieux journal qui traînait sur une petite table près de la fenêtre. Sur la marge blanche il écrivit une ligne ou deux, plia sans cacheter et remit ce chiffon de papier à un enfant qui paraissait lui servir tout à la fois de marmiton et de laquais. L’aubergiste dit un mot à l’oreille du marmiton, et l’enfant partit en courant dans la direction de la mairie.
    Le voyageur n’avait rien vu de tout cela.
    Il demanda encore une fois :- Dîne-t-on bientôt ?
    -Tout à l’heure, dit l’hôte.
    L’enfant revint. Il rapportait le papier. L’hôte le déplia avec empressement, comme quelqu’un qui attend une réponse. Il parut lire attentivement, puis hocha la tête, et resta un moment pensif. Enfin il fit un pas vers le voyageur qui semblait plongé dans des réflexions peu sereines.
    -Monsieur, dit-il, je ne puis vous recevoir. L’homme se dressa à demi sur son séant.
    -Comment ! Avez-vous peur que je ne paye pas ? Voulez-vous que je paye d’avance ? J’ai de l’argent, vous dis-je.
    -Ce n’est pas cela.
    -Quoi donc ?
    -Vous avez de l’argent…
    -Oui, dit l’homme.
    -Et moi, dit l’hôte, je n’ai pas de chambre.
    L’homme reprit tranquillement :- Mettez-moi à l’écurie.
    -Je ne puis.
    -Pourquoi ?
    -Les chevaux prennent toute la place.
    -Eh bien, repartit l’homme, un coin dans le grenier. Un botte de paille. Nous verrons cela après le dîner.
    -Je ne puis vous donner à dîner.
    Cette déclaration, faite d’un ton mesuré, mais ferme, parut grave à l’étranger. Il se leva.
    -Ah bah ! Mais, je meurs de faim, moi. J’ai marché dès le soleil levé. J’ai fait douze lieux. Je paye. Je veux manger.
    -Je n’ai rien, dit l’hôte.
    L’homme éclata de rire et se tourna vers la cheminée et les fourneaux.
    -Rien ! Et tout cela ?
    -Tout cela m’est retenu.
    -Par qui ?
    1/2
    -Par ces messieurs les rouliers.
    -Combien sont-ils ?
    -Douze.
    -Il y a là à manger pour vingt.
    -Ils ont tout retenu et tout payé d’avance. L’homme se rassit et dit sans hausser la voix :
    -Je suis à l’auberge, j’ai faim, et je reste.
    L’hôte se pencha à son oreille, et lui dit d’un accent qui le fit tressaillir :
    -Allez-vous en !
    Le voyageur était courbé en cet instant et poussait quelques braises dans le feu avec le bout ferré de son bâton, il se retourna vivement et, comme il ouvrait la bouche pour répliquer, l’hôte le regarda fixement et ajouta à voix basse :- Tenez, assez de paroles comme cela. Voulez-vous que je vous dise votre nom ? Vous vous appelez Jean Valjean. Maintenant voulez-vous que je vous dise qui vous êtes ? En vous voyant entrer, je me suis douté de quelque chose, j’ai envoyé à la mairie, et voici ce qu’on m’a répondu. Savez-vous lire ?
    Victor Hugo, Les Misérables, (1862), le livre de poche.
    Questions :
    I- Compréhension de l’écrit :(13 pts)
    1- Quelles sont les raisons que donne le voyageur pour justifier sa présence à l’hôtel ? 2- a- Quel nom reprend le terme d’ « aubergiste » dans le texte ?
    b- Quelle qualité peut-on attendre alors du personnage ainsi désigné ?
    3- Relisez le texte depuis : « Cette déclaration faite d’un ton mesuré… » jusqu’à la fin du texte et relevez les trois expressions qui caractérisent la manière dont l’aubergiste parle au voyageur.
    4- Relisez le passage de « L’homme éclata de rire……………………..tout payé d’avance » . a- Jean Valjean se laisse-t-il faire par l’aubergiste ?
    b- Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le type de phrase qu’il emploie le plus souvent.
    5- En quoi les propos de l’aubergiste trahissent-ils sa mauvaise foi ?
    6- a- « Je suis à l’auberge, j’ai faim, et je reste ». Quelle est la relation logique exprimée par la conjonction de coordination « et » ?
    b- Réécrivez ce passage en exprimant cette même relation à l’aide de l’articulateur qui convient choisi dans la liste qui suit : parce que, donc, mais.
    II- Production écrite (7 pts) Sujet :
    Imaginez une suite à ce texte sous forme de dialogue entre l’aubergiste et sa femme. L’aubergiste raconte à sa femme qui lui montre qu’il a eu tort de se conduire comme il l’a fait.
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    Quels sont les secteurs qui recrutent ?
    16/03/16 - Dans son guide des métiers qui embauchent massivement, le Centre d’information et de documentation jeunesse propose des zooms sur les femmes, les métiers « verts » et ceux qui demandent peu ou pas de qualifications.

    Réussite scolaire et employabilité, la France des inégalités
    08/03/16 - Les inégalités femmes-hommes dans les études et sur le marché de l’emploi varient d’une région à l’autre, selon une étude de l’Insee. Etat des lieux.

    Choix du métier : les stéréotypes de genre perdurent
    08/03/16 - Les jeunes femmes se projettent moins facilement que les garçons dans les métiers du numérique, des technologies et de l’industrie, notamment par manque d’informations, selon un sondage de l’institut CSA.

    La DSP joue la transparence pour les nouveaux stagiaires
    13/09/15 - La Direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya de Tipasa a enregistré la réception des dossiers de 1110 bacheliers postulant à 87 places de formation. C’est le quota alloué pour la wilaya de Tipasa. En effet, l’offre porte sur 63 postes pour les spécialités paramédicales, dont la filière infirmier de santé publique (40 postes), laborantins (10 postes), manipulateurs en radiologie (10 postes), la kinésithérapie (2 postes), diététique (1 poste). En outre, le ministère de la Santé a accordé 15 postes pédagogiques pour la formation de sages-femmes et 9 postes pédagogiques pour la formation d’assistant médical et assistant social. Allant dans le sens de la transparence pour ne pas susciter l’ire des candidats non retenus, la DSP de Tipasa affiche les moyennes obtenues par les bacheliers candidats à la formation. Ce qui crée la surprise des curieux qui découvrent les moyennes des bacheliers sélectionnés. Pour la formation paramédicale qui exige un baccalauréat en série sciences ou mathématiques, les moyennes varient entre 15,23 et 13,38, tandis que pour la formation de sage-femme les moyennes des candidates sélectionnées se situent entre 14,81 et 14,00. Les bacheliers en lettres ou en économie retenus pour la formation d’assistant médical ou assistant social, leurs moyennes se situent entre 14,93 et 13,04. De nombreuses personnes estiment qu’un baccalauréat avec une moyenne qui dépasse les 14 sur 20 devrait pouvoir offrir une multitude de spécialités à l’université ou dans les grandes écoles. Mais les candidats à ces formations nous ont affirmé qu’un emploi est assuré, dans le secteur de la santé, à l’issue de leur formation. «C’est cela qui nous a motivé à postuler pour cette formation», nous révèle l’une des candidates sélectionnées. La formation des 87 candidats aura lieu dans des instituts des wilayas de Blida et d’Alger. Néanmoins, le projet relatif à la construction d’une école de formation paramédicale à Hadjout, d’une capacité de 400 places pédagogiques et de 400 lits d’internat, traîne hélas depuis de longues années. Son ouverture ne cesse d’enregistrer des reports. Si la réalisation de l’école paramédicale de Hadjout est achevée, en revanche il n’y a plus de finances pour équiper les blocs pédagogiques, d’hébergement, de restauration et d’administration. Un projet inachevé qui aurait pu être une solution pour les nombreuses infrastructures qui relèvent du département ministériel de Abdelmalek Boudiaf. Seule une mobilisation sérieuse pourra résoudre cet énigmatique retard dans l’ouverture de cette école, à l’instar des autres projets importants dans le développement fondamental de cette wilaya côtière.

    Tipasa : La DSP joue la transparence pour les nouveaux stagiaires
    12/09/15 - La direction de la santé et de la population (DSP)  de la wilaya de Tipasa a enregistré la réception des dossiers de 1110 bacheliers candidats  pour postuler à  87 postes de formation.   C’est le quota alloué pour la wilaya de Tipasa. En effet ; une  offre globale  de 63 postes pour les spécialités  paramédicales. Ces spécialités du paramédical  s’articulent autour de la filière infirmier de la santé publique (40 postes) ; laborantins (10 postes) ; manipulateurs en radiologie (10 postes) ; la kinésithérapie (02 postes) ; la diététique (01 poste). Le Ministère de la Santé  a accordé 15 postes pédagogiques pour la formation de  sages-femmes  d’une part et d’autre part  09 postes pédagogiques pour la formation d’assistant médical et assistant social. Allant dans le sens de la transparence pour ne pas susciter l’ire des candidats non retenus, la DSP de Tipasa affiche les moyennes obtenues par les bacheliers candidats à la formation. Cela a crée la surprise, quand  les curieux découvrent les moyennes des bacheliers  sélectionnés. Pour la formation paramédicale qui exige un baccalauréat en série sciences ou mathématique, les moyennes varient entre 15,23 et 13,38 ; tandis que pour ce qui est de la formation de sage-femme, les moyennes  des candidates sélectionnées  se situent entre 14,81 et 14,00. Les bacheliers en lettres ou en économie retenus pour la formation d’assistant médical ou assistant social, leurs moyennes  se situent entre 14,93 et 13,04. Nombreuses personnes  estiment qu’un baccalauréat  avec une moyenne qui dépasse 14 sur 20,  pouvait donner la possibilité à une multitude de spécialités à l’Université ou les Grandes  écoles  autres  que celles  qu’on vient d’énumérer ci-dessus. Mais les candidats  à ces formations nous ont affirmé  qu’un emploi  est assuré à l’issue de leur formation. « C’est cela qui nous a motivé à postuler pour cette formation », nous révèle l’une des candidates  sélectionnées.   La formation des 87 candidats aura lieu dans  des établissements de formation  au niveau des wilayas de Blida et d’Alger. Néanmoins, le projet relatif à la construction d’une école de formation de paramédicale à Hadjout, d’une capacité de 400 places pédagogiques et de 400 lits pour l’internat, traîne hélas  depuis de longues années. Son ouverture ne cesse d’enregistrer les reports. Si  la réalisation de l’école paramédicale de Hadjout  est achevée, en revanche  il n’y a plus de finances pour équiper les blocs pédagogiques, de l’hébergement, de restauration et de l’administration. Un projet inachevé qui aurait pu être une solution pour les nombreuses infrastructures qui relèvent du département ministériel  de Abdelmalek Boudiaf. Seule une mobilisation sérieuse pourra  résoudre cet énigmatique retard dans la réalisation de ce projet, à l’instar des autres projets importants dans le développement  fondamental  de cette wilaya côtière.                                                                                                                             

    L’enquête intégrale – Jean-Jacques Goldman, un héros si discret
    17/08/15 -

    L'enquête intégrale - Jean-Jacques Goldman, un héros si discretHuit heures sonnent. Comme chaque matin, Jean-Jacques Goldman accompagne ses filles à l’école. A Marseille, dans un lotissement du VIIIe arrondissement, sa maison – une villa moderne entourée de pins – se trouve à quelques mètres de l’établissement public où sont inscrites Maya (9 ans), Kimi (8 ans) et Rose (6 ans). En polo, short et baskets, leur papa entretient une silhouette athlétique et un style passe-partout. Depuis 2004, il pratique à plein-temps un job qui lui sied, celui de père au foyer. En fin d’année, il anime l’atelier « chamboule-tout » de la fête de l’école et, presque tous les après-midi, il joue avec ses ­petites dans un square. Ce 1er octobre 2013, entre deux activités extrascolaires, il envoie par e-mail des mots simples et aimables : « Le temps me manque terriblement, j’ai tant à faire. Pardon de ne pas en avoir pour bavarder. »Sollicité pour une interview, il prend quand même la peine de ­répondre quelques lignes. Depuis toujours la star préfère ses engagements aux déclarations médiatisées, la bicyclette aux cabriolets et les Enfoirés aux mondanités. Sa conscience obéit à une seule consigne : la discrétion. Dans un milieu d’artistes-cigales, lui est la fourmi de la chanson française. Ce compositeur hors pair est aujourd’hui un ­parent d’élèves comme les autres. A ses côtés, partageant les tâches, il y a Nathalie Thu Huong-Lagier, Eurasienne de 34 ans, son épouse. Elle est docteure en mathématiques et professeure dans un collège de ­Marseille. En 2007, la jeune femme soutient publiquement son doctorat, au titre peu musical : « Terme constant de fonctions sur un espace symétrique réductif p-adique ».Jean-Jacques est présent. En préambule de son texte, on peut lire : « Je dédie cette thèse à mes parents qui m’ont transmis suffisamment d’assurance et de liberté pour aimer le sport autant que les heures à mon bureau, U2 autant que Pierre Bachelet, J.-M.G. Le Clézio autant que ­Pythagore… » Elle aurait pu ajouter le nom de Goldman. En 1995, c’est sa passion pour la musique qui pousse Nathalie, après un concert, à frapper à la loge de celui qui deviendra son mari. Ils ­entretiennent longtemps une relation épistolaire avant de s’unir légalement en 2001. Loin du show-business, le couple choisit de vivre en ­ascète. Son existence réglée s’organise autour des enfants et du sport. A 62 ans, Jean-Jacques a laissé tomber le tennis et la moto, qu’il pratiquait à un haut niveau. Il court trente minutes tous les jours et s’inscrit chaque année aux 20 kilomètres de la course à pied reliant le stade ­Vélodrome au port de Cassis. Fan de foot, il avait pour habitude de programmer ses concerts en fonction des championnats pour ne pas rater les matchs. Il a désormais le temps de se rendre au stade. Le soir, il emmène Nathalie dans de bons restaurants. Au concert, il paie sa place et, debout, se mêle au public dans la fosse. « Quand je joue à Marseille, ­raconte son camarade Laurent Voulzy, parfois je ne sais même pas qu’il est présent dans la salle. » L’été, quand il fait du camping, personne n’ose l’aborder. Il impose naturellement le respectCes activités ordinaires, ces sorties banales, l’artiste n’y avait plus accès à l’époque où il chantait. La goldmania hystérisait les foules. « Il y a des endroits où il ne pouvait plus aller. Maintenant il peut de nouveau », explique son ami de trente ans, le musicien Michael Jones. Voilà sans doute la récompense de sa simplicité. En journée, Jean-Jacques reste chez lui. Il écrit pour les autres, les chanteurs Grégoire, Garou, Zaz, Patrick Fiori, Lorie. Parfois, il remonte sur scène, mais dans un cadre strictement caritatif. Pour donner un coup de pouce à des vignerons de sa région ou, le 19 novembre, pour animer un gala du Comité d’action sociale israélite de Marseille. Un événement particulier l’a obligé, le 7 septembre dernier, à bousculer son emploi du temps d’ermite.Le mariage de sa deuxième fille. Nina, 28 ans, est née d’un ­premier mariage avec Catherine, une psychologue dont il a deux autres enfants, Caroline et Michael. A Antibes, des passants ont aperçu le père de la mariée, chemise grise et costume sombre, souriant sur le parvis de la mairie sous une pluie de pétales blancs. De sa famille, Jean-Jacques Goldman ­attend la même pondération, peu importe l’occasion. « On nous avait ­demandé le secret absolu », affirme l’attaché de presse du maire à propos de la cérémonie. Une employée d’un café voisin a raconté : « Naturellement, des passants qui faisaient leur marché ont reconnu Goldman. Certains ont pris des photos, mais personne n’a osé lui ­réclamer un autographe. » La discrétion du chanteur ne l’a pas fait oublier du public. Au contraire. Retenue et décence, ses mots d’ordre, sont la raison pour laquelle les Français l’aiment. Le 4 août, un sondage du « Journal du dimanche » désigne Jean-Jacques Goldman ­numéro un des personnalités les plus populaires. « Ma gratitude est infinie », a répondu par écrit l’intéressé. Quelques jours après cette consécration, Jean-Jacques, imperturbable, est parti en ­vacances. En camping d’abord, puis dans un hôtel à la montagne. Un des clients raconte : « Il déjeunait avec tout le monde, sans lunettes de soleil ni casquette. Il ne se cachait pas. Il faisait du sport et passait beaucoup de temps avec ses filles. Tout le monde l’a reconnu, mais presque personne ne l’a abordé. Il émane de lui du respect »...Jean-Jacques Goldman, chanteur à la vie ordinaire, a une carrière extraordinaire. Mais il a aussi failli se brûler au succès, cloué au pilori par une critique ameutée et cruelle. Il est, derrière Johnny Hallyday et Michel Sardou mais devant Michael Jackson et les Beatles, le troisième plus gros vendeur de disques en France depuis les années 1950, avec 28 millions d’albums et de singles écoulés. A ce chiffre, il faut ajouter ceux des disques écrits pour d’autres. Notamment « Gang », en 1986, pour Johnny Après ce premier succès arrivent les premières craintes. Jean-Jacques refuse de partir en tournée. Il tente de se lancer en solo, puis se consacre à l’écriture, recherchant l’ombre, déjà. Mais un jeune éditeur musical aimerait le remettre dans la lumière. Marc Lumbroso, charmé par une de ses compositions entendue à la télévision, lui trouve un contrat avec la maison de disques CBS. Nous sommes en 1981, la gauche prend le pouvoir et libère la bande FM. Les yéyés disparaissent et le nombre de chômeurs passe le cap du million. Tandis que Daniel Balavoine et Michel Jonasz inondent les radios, un petit nouveau, nuque longue et cravate rouge, se fait une place.En 1985, « L’Evénement du jeudi » titre : « Jean-Jacques Goldman est vraiment nul »« Il suffira d’un signe », d’abord programmé par RTL, devient disque d’or. Pas de quoi alarmer Jean-Jacques, qui continue de vendre des paires d’Adidas dans le magasin Sport 2000 de ses parents. Son grand ami, l’écrivain et journaliste Sorj Chalandon, confie : « Un jour, il a réalisé que plein de filles venaient essayer des chaussures mais qu’elles ne regardaient pas leurs pieds. Il s’est dit : “Et merde !”» Jean-Jacques Goldman devient donc chanteur à temps plein. Invité presque chaque semaine à la télévision, il se rend seul aux émissions, avec sa guitare mais sans agent ni manager. Après avoir patiemment attendu son tour dans un coin, il chante face caméra : « Tu ris mais sois tranquille un matin/ J’aurai tout ce qui brille dans mes mains. » Le modeste se révèle ambitieux. Carrière, réussite… Ces termes ne feraient pas partie de son vocabulaire ; il les incarne pourtant. Son intelligence et sa volonté, autant que son talent, expliquent son succès démesuré. Si l’accueil du public comble le jeune homme, l’abrupte violence des critiques le blesse et l’énerve.En 1985, « L’Evénement du jeudi » titre : « Jean-Jacques Goldman est vraiment nul ». Ailleurs, on le surnomme « le roi du tube gentillet », « une voix de castrat endimanché » ou « le chanteur dadais ». Après avoir rempli plusieurs soirs le Zénith de Paris, Goldman se paie dans « Libération » une page où il récapitule ces attaques, avec un seul commentaire adressé à son public : « Merci d’être venu quand même. » Le discret tient sa revanche. Aujourd’hui encore, pourtant grand lecteur de journaux et féru d’actualité (de faits divers surtout), il reste méfiant vis-à-vis des médias. Sorj Chalandon étudie ses paroles : « Il a des textes très violents. J’y ai trouvé des choses qui faisaient écho à mes colères, dans l’album “Rouge”, par exemple. » En 2013, la simplicité supposée de son écriture fait encore débat quand le morceau « Là-bas » est présenté à l’épreuve de français du baccalauréat professionnel. Les candidats doivent en commenter les paroles, au grand dam de professeurs et d’élèves jugeant leur niveau trop faible. La polémique enflamme les réseaux sociaux. Quand le navire Goldman prend l’eau, l’entourage fait front.Il y a, lâche un de ses collaborateurs, « un système Goldman » à la tête duquel on trouve, en coulisses, l’artiste et, sur les devants, son frère cadet, Robert, gestionnaire de ses éditions et de son patrimoine. La fratrie s’étend au-delà des liens du sang. Parmi les fidèles, on compte Chalandon et Jones, le musicien Erick Benzi, Alexis et Xavier Grosbois, respectivement conseiller et concepteur de ses décors. Ils forment autour de la star un mur de protection, un paravent de discrétion, ne parlant aux journalistes qu’après avoir demandé à Jean-Jacques l’autorisation – accordée en général. Absent de la vie publique, le chanteur se soucie cependant des informations publiées le concernant. Entre tous ces hommes, il manquait une femme. La charismatique Carole Fredericks, choriste venue des Etats-Unis, complète à partir de 1990 le trio Fredericks-Goldman-Jones.« Mes parents sont arrivés en France sans racines, porteurs de cette inquiétude d’une race aux aguets »A cette époque, Jean-Jacques écrit des morceaux à plusieurs voix. Il désire monter un groupe et partager la scène. Les trois acolytes enregistrent deux albums et partent en tournée avec les énormes tubes « A nos actes manqués » et « Né en 17 à Leidenstadt ». « Dès qu’il est trop en avant, il crée Fredericks- Goldman-Jones, raconte Sorj Chalandon. Quand on regarde leurs concerts, on le voit dans l’obscurité au moment où les deux autres chantent, et il est heureux. » Epanoui à l’ombre de ses complices, l’humble Jean-Jacques n’en reste pas moins le patron. Sur les tournées, il se charge des embauches comme des licenciements. Les frasques de rock star lui sont étrangères. Quand des fans l’at-  tendent devant son hôtel, Jean-Jacques ne s’en réjouit pas. Sa conscience et ses valeurs, parfois rigides, excluent la vanité. Après des heures d’attente, les jeunes groupies s’entendent dire : « Ne restez pas là, c’est humiliant pour vous et pour moi. » L’idole est inflexible. Le soir, après les concerts, il joue au Scrabble. Parfois au tennis, où il excelle, jetant sa raquette au sol quand il perd. « J’ai joué avec lui, rapporte Chalandon. Il était au filet. J’ai vu quelqu’un d’autre. C’est un vrai combattant. »Michael Jones aussi parle de l’époque avec nostalgie : « Les tournées se faisaient dans de très bonnes conditions. Nous avions un bus luxueux, nous dormions dans des hôtels trois étoiles. Jean-Jacques dînait avec tout le monde et emmenait l’équipe en voyage. » Quelquefois, le père de Jean-Jacques, un homme trapu et athlétique, vient au concert. Le regard fixé sur le public qui chante à l’unisson, il n’en revient pas. C’est peut-être lui le secret de Jean-Jacques, son mentor en simplicité. Alter Moïshé Goldman est né en Pologne en 1909. Immigré en France dans l’entre-deux-guerres, il est d’abord mineur, militant communiste, résistant, puis propriétaire d’un magasin de sport. Avec sa femme, Ruth, il n’a qu’un seul souci, « celui de faire de nous des enfants comme les autres », reconnaît Jean-Jacques en 1991. La famille habite un pavillon dans une rue calme d’un quartier populaire de Montrouge. L’éducation des enfants Goldman privilégie l’instruction par les livres, l’altruisme et la tempérance. Des valeurs que Jean-Jacques n’a cessé de décliner au fil de ses chansons et de sa vie.« Mes parents sont arrivés en France sans racines, porteurs de cette inquiétude d’une race aux aguets », poursuit leur fils. Rescapés de l’antisémitisme, ils n’aiment pas se faire remarquer. « Mon statut de chanteur vedette allait à l’encontre de mon éducation. » A tel point qu’il ne convie pas ses parents à son premier concert à l’Olympia. Inquiet, le père Goldman avait coutume de dire : « Il faut faire attention à ne pas trop se montrer, à ne pas trop se mettre en avant. » Chanteur adulé, Jean-Jacques n’oubliera jamais ces mots. Gamin calme et studieux, il apprend le piano, le violon, l’athlétisme et la débrouille chez les scouts laïques des Eclaireurs de France. Sur cette banale vie de famille pèse l’ombre exotique et rebelle du fils aîné, Pierre Goldman, demi-frère de Jean-Jacques, peut-être sa vraie blessure, celui qui est allé au bout de ses idées. Loin de la quiétude banlieusarde, ce fils prodigue a choisi la vie singulière de bandit révolutionnaire. Après un séjour au Venezuela aux côtés des guérilleros, Pierre est accusé du double meurtre des pharmaciennes du boulevard Richard-Lenoir, à Paris. Il est emprisonné, puis innocenté et assassiné en 1979. L’affaire mobilise la gauche intellectuelle  des années 1970. Pour « Libération », Sorj Chalandon couvre son premier procès : « Dans les travées, toute la famille se tenait par le bras, comme dans une manif. »Fidèle à une certaine idée de l’anticapitalisme, Goldman s’est plusieurs fois déclaré contre la notion d’héritageA 19 ans, Jean- Jacques rend visite à son frère à la prison de Fresnes. « Moi, je faisais de la musique, j’étais de mouvance un peu sociale-démocrate qui les faisait ricaner », explique le chanteur en parlant de ses proches. Mais tous s’entendent bien et le sage Goldman suit sa vocation. A Montrouge, le jeune Juif – qui n’a jamais pratiqué – devient enfant de choeur, ou plutôt chanteur de gospel à la paroisse Saint-Joseph dirigée par le père Dufourmantelle. « Son groupe s’appelait The Red Mountain Gospellers, raconte aujourd’hui le chaleureux curé. Ils voulaient éditer un disque, je leur ai prêté 1 000 ou 2 000 francs. Ils ont vendu le 45-tours à la sortie de la messe. » Ainsi Goldman apprend le métier sur les bancs d’une petite église. Avec Dominique Proust, ami de jeunesse, il anime les bals de la région. Ce sont ses premiers cachets. « On alternait rocks et slows, se souvient Dominique. Il fallait faire transpirer les gens pour qu’ils boivent, nous étions rémunérés  selon la recette du bar ! On jouait Johnny, Claude François, les Beatles. Jean-Jacques venait aux boums organisées dans la salle paroissiale. On dansait, on buvait quelques bières. Avec les filles, on faisait gaffe, elles ne prenaient pas toutes la pilule. » Juillet 2001. A Narbonne, avec Patrick Fiori, pour les vendanges du coeur. © FRANCOISE TALLIEU/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/Maxppp En groupe, le jeune chanteur a l’habitude de ne pas se démarquer. Même adolescent, il ne connaît ni l’outrance ni les excès. Après les événements de Mai 68, auxquels il ne participe pas, le bachelier intègre l’école de commerce de Lille, l’Edhec. Par prudence, n’osant croire à une carrière musicale, mais aussi parce que pour lui une vie simple a autant de valeur qu’une existence hors du commun. Pour Goldman, l’équilibre prime sur l’extravagance. Un principe transmis par son père qui répétait : « Ça sert à quoi d’être riche ? On ne va pas manger des steaks en or. » L’or, pourtant, Jean- Jacques pourrait aujourd’hui s’en acheter des kilos. Eduqué dans la sobriété, il est devenu l’un des plus fortunés de l’industrie musicale. Il toucherait, selon « Capital », jusqu’à 10 millions d’euros les années où il sort un disque ; deux fois moins quand il lâche son micro. Bernard Violet, auteur d’une biographie de Goldman, détaille les clauses « particulièrement avantageuses de son contrat avec Sony. L’une d’entre elles chiffrerait à environ 30 % le montant des royalties perçues par l’artiste ». Les autres compositeurs- interprètes touchent moitié moins.L’ancien scout de Montrouge se révèle être, aussi, un homme d’affaires. Il connaît la valeur de son talent. En France, on compte en moyenne 70 diffusions quotidiennes de ses chansons. La Sacem lui verserait ainsi plus de 2 millions d’euros par an, « des droits désormais supérieurs à ceux des ayants droit de Ravel et de son fameux “Boléro” ». De l’argent que Goldman investit dans la pierre, achetant des appartements à Paris. Sympathisant socialiste, fidèle à une certaine idée de l’anticapitalisme, favorable à la redistribution des richesses, Goldman s’est plusieurs fois déclaré contre la notion d’héritage. Impossible de savoir si aujourd’hui, père de six enfants, il garde la même conviction. Il serait en tout cas donateur de différentes associations humanitaires, celle de Yannick Noah notamment. Millionnaire de la musique, il est avant tout un militant qui met son succès au service des autres. La cause qui occupe son temps, c’est les Restos du coeur. Il consacre six mois de l’année à la préparation des concerts des Enfoirés, choisissant les chanteurs et organisant les répétitions. Laurent Voulzy affirme : « C’est lui le chef. Il est discret mais ferme. »Sans effusions, sans s’attarder, à la Goldman, il met un terme à vingt-trois ans de carrièreLe 28 janvier, une drôle de scène se déroule pendant la dernière représentation des Enfoirés 2013. Le public de Bercy trépigne et crie un nom : Goldman. Ils veulent voir le patron, celui à qui Coluche confia, en 1986, l’écriture de « La chanson des Restos ». Habituellement en régie pour diriger les opérations, Jean-Jacques accepte de prendre le micro à l’improviste. Il se met au piano et entonne  « Famille », une de ses chansons, reprise instantanément par les 25 000 spectateurs (Voir cette vidéo amateur ci-dessous).Dans les coulisses, les plus grands noms de la chanson française entendent sa voix. Ils viennent sur scène pour l’applaudir. L’hommage est émouvant, Jean-Jacques n’était pas remonté sur scène depuis 2004. C’était à La Rochelle, à l’occasion des Francofolies. Il termine alors la tournée « Un tour ensemble ». Après les répétitions, il annonce à ses musiciens qu’ils joueront ensemble, ce soir-là, pour la dernière fois. « Il a dit : “J’arrête pour le moment”, se souvient Michael Jones. C’était un déchirement. »Sans effusions, sans s’attarder, à la Goldman, il met un terme à vingt-trois ans de carrière. Il est pourtant toujours au top des ventes. Comme cette vedette des années 1930, Jean Sablon, qui, à l’apogée de la gloire, chante « Je tire ma révérence » et part vivre dans le Midi, Jean-Jacques s’installe à Marseille pour se consacrer à sa famille. « Un jour, il m’a dit : “J’arrête parce que je n’ai pas envie, à 75 ans, de chanter ‘Je te donne’”, raconte Chalandon. Mais, en 2013, le public continue d’espérer. Reviendra- t-il ? Régulièrement, des rumeurs courent sur la sortie d’un nouveau disque. Jean-Jacques dément. Comme dans cet e-mail écrit en 2011 à son biographe Bernard Violet : « Je peux vous assurer que je ne sortirai rien dans les prochaines années, je n’ai aucun projet à ce jour. »Le chanteur préfère prendre le temps de voir grandir ses filles. Mais les espoirs d’un retour sont permis. Sur un exemplaire de son dernier disque, il a écrit à l’attention de son arrangeur Erick Benzi : « Alors, tu es libre pour le prochain ? » Jacques Brel était revenu après dix ans d’absence. Jean-Jacques Goldman, lui, entretient le suspense. Le carton des albums « Génération Goldman », compilations de reprises de ses plus grands tubes, prouve la pérennité de ses mélodies. Sorj Chalandon glisse : « Une fois, je l’ai entendu dire qu’il aurait envie, un jour, de refaire un concert pour montrer à ses enfants qu’il a un métier. » Prêt à retrouver la joie simple de l’entendre sur scène, le public patiente. Il suffira d’un signe.



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